Pluies diluviennes à Abidjan : 80 villas inondées dans la cité les Rosiers 5A à Cocody


La clôture nord de la cité les Rosiers Programme 5 A est sous les eaux. (ph : Sébastien Kouassi)

Pluies diluviennes à Abidjan : 80 villas inondées dans la cité les Rosiers 5A à Cocody

Les 700 co-propriétaires de la cité les Rosiers Programme 5 A située à la Riviera palmeraie ont bien des soucis en cette période de fortes pluies qui s’abattent sur la capitale économique depuis quelques semaines. En effet, après la pluie de la matinée du mercredi 17 juin 2020, 80 villas de cette grande cité qui revendique près de 7000 habitants, ont été inondées, causant d’énormes dégâts matériels aux propriétaires. « Nous avons été surpris par l’eau dans nos maisons ce matin. Dieu merci, nous n’avons pas enregistré de perte en vie humaine, mais d’énormes dégâts matériels. Notamment des véhicules entraînés sur une bonne distance par la force de l’eau, des mobiliers et autres affaires personnelles noyés dans les maisons », a expliqué Dr Assouman Raphaël, président de la commission technique et infrastructures du comité de gestion de la cité (Syndic). Pour trouver une solution à ce problème, un technicien de l’Office national de l'assainissement et du drainage (Onad) a été sollicité. « Pour la cité, l’Onad a entrepris des travaux de curage des ouvrages de drainage, notamment des dalots qui reçoivent les eaux de la cité et des ouvertures pour évacuer ces eaux loin des habitations. Nous avons demandé aux riverains qui empiètent sur les emprises de ces ouvrages de les libérer. Malheureusement, cela n’a pas été respecté. Nous sommes là pour indiquer les limites normales aux propriétaires », a expliqué Dan Williams, technicien de l’Onad, qui a procédé au constat.


Une cité clôturée sur 2 km de longueur inondée Selon Dr Assouman Raphael, une partie de la cité est envahie par l’eau de la rivière qui passe juste derrière la clôture. « La rivière, à environ 1 km de la cité, est sortie de son lit. Elle a forcé le passage. C’est ainsi que l’eau a pénétré dans les villas », raconte-t-il. Avant d’indiquer que le véritable souci se situe au niveau du bassin d’orage. Un bassin de rétention des eaux pluviales. « Je déplore la construction d’infrastructures à proximité du bassin d'eau. Nous constatons que des maisons sont construites sur le site. Donc l’eau pluviale ne se contente plus de son lit habituel. Elle déborde, parce que les différents bâtiments lui font obstruction. L'importante quantité d’eau de ce matin (mercredi 17 juin, Ndlr), sans ces immeubles, aurait continué son chemin dans son lit et nous n’aurions pas eu cette inondation qui nous a causé d’énormes pertes matérielles », déplore Dr Assouman. Il en appelle aux pouvoirs publics en charge des questions de drainage, de construction et d’urbanisation afin de jeter un regard bienveillant sur leur cité. A l’en croire, cela fait une vingtaine d’années qu’ils résident dans cette cité. Et c’est la première fois que cet incident s'y produit, parce que tout le bassin est occupé par des immeubles. Par Jean Bavane Kouika Le 17/06/20 à 22:34 modifié 17/06/20 à 22:34


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