Dégradation des terres, avancée du désert : Le gouvernement tire la sonnette d’alarme


Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Joseph Séka Séka. (DR)

La Côte d’Ivoire, à en croire le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Joseph Séka Séka, est concernée par la menace de la désertification et globalement la problématique de la dégradation des terres. Une problématique qui, à l’en croire, menace la sécurité alimentaire et la satisfaction essentielle de milliards de personnes à travers le monde à court, moyen et long termes. Le ministre a rappelé cette menace dans sa déclaration faite hier, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Laquelle clôturait la Quinzaine de l’environnement 2020 démarrée le 2 juin. « La Côte d’Ivoire, grand pays agricole, où les pratiques culturales ne sont pas toujours durables, qui subit aussi les effets d’autres activités non respectueuses de l’environnement et du changement climatique, est sujette à une forte dégradation de ses sols. La sécheresse sévit dans le pays qui n’est pourtant pas un pays désertique, mais qui a le désert est à ses portes », a-t-il dépeint. Et de lancer : « Nous n’avons plus le choix. Nous devons changer nos comportements, nos modes de consommation et de production et planifier plus efficacement l’utilisation des terres, en assurer la gestion durable. Cela nous permettra ainsi de disposer de suffisamment de terres pour satisfaire les besoins élémentaires et d’offrir un plus large éventail de biens et de services aux générations présentes et futures ». Cette année, la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse a pour thème : « Aliments, fourrage, fibre ». En effet, les producteurs d’aliments, de fourrage pour les animaux et de fibres pour les vêtements se disputent les terres arables, alors que la demande ne cesse de croître, en raison de la croissance démographique et de l’expansion de la classe moyenne mondiale. Ce qui fait exploser la demande de terres arables, en mettant en péril leur santé, surtout avec le changement climatique. « Nos modes de consommation et de production ainsi que nos habitudes doivent changer si nous voulons disposer de suffisamment de terres cultivables pour satisfaire aux besoins des dix milliards d’habitants que comptera la planète d’ici 2050 », a indiqué Séka Séka. A l’en croire, si les populations modifient leur régime alimentaire et leurs choix vestimentaires, cela permettrait de libérer de grandes surfaces de terres qui pourraient être utilisées à d’autres fins et de réduire les émissions de carbone.

Par Faustin Ehouman Le 17/06/20 à 18:19 modifié 17/06/20 à 18:19


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