Bondoukou : Ces trafiquants d’anacarde qui défient le gouvernement

Mis à jour : juin 7


Le chargement de 40 tonnes appartenant au Libanais chehade ibrahim (alias soufri) intercepté à tankessé le mardi 25 février

La peur avait gagné les trafiquants de noix de cajou après le passage et les mises en garde du ministre de l’Agriculture et du développement rural. On se souvient que l’État avait mis d’importants moyens logistiques (affrètement d’un hélicoptère) à la disposition du ministre Kobenan Kouassi Adjoumani pour parcourir les régions de l’Est (Indénié-Djuablin, Gontougo et Bounkani) afin de sensibiliser sur les inconvénients de la fuite de l’anacarde vers le Ghana voisin. Le langage de fermeté du ministre à Agnibilékrou et devant ses "parents" de Koun-Fao, Tanda, Assuéfry, Bondoukou et Bouna, avait dérouté plus d’un trafiquant. On a cru qu’avec son implication en personne, aucun kilogramme de noix de cajou ne traverserait indûment la frontière Est durant la campagne 2020. Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure. Le relâchement dans le contrôle sur le terrain contrarie l’application des décisions du gouvernement de lutter contre la fuite des produits vers le Ghana voisin. Conséquence : le trafic d’anacarde de la Côte d’Ivoire vers le Ghana a repris. Vu les convois de dizaines de camions qui quittent Bondoukou pour le Ghana, aucun Commandant des hommes en uniformes présents dans la ville ne peut [raisonnablement] dire qu’il n’est au courant de rien. ACHETER


©2020 par l'éléphant déchaîné