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  • LEléphant Déchaîné est un bi-hebdomadaire satirique indépendant paraissant en Côte d Ivoire les mardi et vendredi
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Entre guéguerre au sein de son parti et appréciation de la politique nationale, Affi N’guessan semble garder le cap. Il aurait muri, en l’absence de son mentor ( ?!)…
Malgré son emprisonnement au nord du pays au lendemain de la crise post-électorale, Affi N’guessan, président en sursis du FPI, semble prendre son envol. Et cela, au fur et à mesure que les peaux de banane sont jetées sur son chemin par quelques-uns de ses camarades de parti. Lesquels voient d’un mauvais œil les galons politiques qui s’accumulent sur ses épaules en l’absence sur le terrain de ceux qui faisaient la pluie et le beau temps il n’y a pas bien longtemps.
Certes, certaines des choses qui lui sont reprochées par ses camarades ne sont pas forcément infondées. Les textes dans un parti, jusqu’à ce qu’ils soient modifiés, sont faits pour être respectés à la lettre et non pour être piétinés. Or, le soldat Affi est soupçonné de s’être donné quelques libertés avec quelques textes majeurs du parti.
Le problème est que les tenants de cette thèse, notamment Akoun Laurent et autres Douati, ont commis une erreur en posant le problème qui a créé la crise que vit le parti et qui connaîtra son épilogue peut-être demain, avec le comité central qui devra se prononcer clairement sur la réalité des choses et ramener l’ordre ou accentuer le désordre dans le parti de Gbagbo.
Au lieu d’attaquer Affi N’guessan sur la base uniquement des actes constitutifs de violations des textes du parti, effrayé par on ne sait quoi, ils ont fait de terribles amalgames en s’offrant la liberté et le droit de perquisitionner l’esprit d’Affi N’guessan, pour tenter d’y percer les secrets qu’ils y croyaient enfuis : « Tourner la page Gbagbo et trahir sa lutte » en s’accommodant de petits arrangements avec le régime de sa majesté Alassane Ouattara 1er. Et, c’est cette façon de présenter les choses qui, en réalité, a transformé en une crise majeure, un banal problème de réaménagement technique.
En réalité au FPI, certains cadres vivent en ce moment un véritable drame. Leur existence et leur survie politique se trouvent, pensent-ils, dans leur capacité à hurler plus fort que les autres ; que sans le retour de Laurent Gbagbo à Abidjan, il n’y a plus de FPI intéressé par la reconquête du pouvoir d’Etat. Ne pas répéter chaque jour « Gbagbo, Gbagbo, Gbagbo, Gbagbo », signifie pour eux la fin de leur vie politique en Côte d’Ivoire.
Or avec ses initiatives, Affi N’guessan qui n’a jamais officiellement réclamé de tourner la page Gbagbo déjà tournée par les bombes de la Licorne et de l’Onuci depuis avril 2011, crie à qui veut l’écouter au sein de son parti que le meilleur moyen de rendre Gbagbo fort là où il se trouve en ce moment, et lui permettre de consolider ses chances de libération, c’est bien de réorganiser le parti avec de nouvelles missions claires. Or, ce sont justement ces missions claires que certains de ses camarades le soupçonne d’être enrobées dans une volonté d’effacer les traces au FPI.
Mais leurs attaques contre l’homme de Bongouanou ont tendance à produire un curieux résultat. Affi N’guessan est en train de prendre de la graine par le sang froid dont il fait preuve devant des attaques parfois vilaines. Dont certaines, balancées sur fond religieux voire prophétiques par le courageux Koné Katina depuis son lieu d’exil, ont surpris plus d’un : « Si ensemble, nous confessons qu’il n’est pas bon qu’un des nôtres soit détenu en prison à cause de notre haine, à coups sûrs, nous entendrons le coq chanter. Alors, comme Pierre, nous regretterons nos reniements. C’est seulement à partir de cet instant, que le Christ portera à nouveau son regard sur nous. Hâtons-nous sur ce chemin quel que soit le côté où l’on se situe, en nous concentrant sur ce qui nous divise. Notre contradiction principale est l’emprisonnement injustifié et moralement inacceptable, du président Laurent Gbagbo à la Cpi, auquel l’on vient de joindre le ministre Blé Goudé… » De là à soupçonner Affi N’guessan de s’apprêter à nier trois fois devant Ouattara qu’il fait partie de la refondation, voilà un pas que l’homme qui sait paraît-il les moindres pensées de Laurent Gbagbo, n’a pas hésité à franchir. Mais le pétard de Koné Katina n’a pas fait grand bruit, il avait surtout pour objectif de rappeler aux uns et aux autres qu’il est bien vivant et qu’on gagnerait au pays, à ne pas oublier son existence dans ce débat interne au FPI.
Cette sortie a plutôt permis à Affi N’guessan de siroter du petit lait du côté de sa résidence. Enfin ce qu’il en reste…
Le radical s’est-il ramolli ?
Au FPI, les uns et les autres semblent avoir la mémoire qui va et qui vient au gré des journées. Ce qui n’est vraiment pas de bonne augure pour un parti qui ne reconnaît pas avoir joué le moindre rôle dans le drame que ce pays vit depuis la mort d’Houphouët-Boigny, et l’irruption sur le scène politique de parvenus fabriqués par le parti unique, sans valeurs démocratiques véritables et qui, attirés par l’argent des Ivoiriens qu’ils n’entendaient pas laisser en paix , se sont subitement découvert une vocation d’opposants.
Sinon, chacun sait que pendant 10 ans, Affi N’guessan a bien figuré en bonne place sur la liste des faucons et autres radicaux du FPI. N’est-pas lui qui, au retour d’Addis-Abeba où l’intrépide Gbagbo venait de mordre encore la poussière devant ses paires dans le règlement de la crise post-électorale, a rejeté tout ce qui y avaient été arrêté comme décision et promis qu’ils étaient prêts, au FPI, à se battre jusqu’à la mort pour que Gbagbo reste dans le fauteuil ?
Aujourd’hui, sans Gbagbo dans le fauteuil, contre qui Affi devrait se battre jusqu’à la dernière goûte de son sang ? Contre sa majesté Alassane Ouattara 1er qui prépare sa candidature pour la future présidentielle en lui disant : « C’est toi qui a envoyé Laurent Gbagbo à la CPI, il t’appartient d’aller le chercher pour venir le juger ici si tu le veux. Mais ramène-le nous, sinon… »
Sinon Koua Justin, qui joue son avenir et qui recherche un point d’ancrage pour pouvoir exister en récitant le nom de Gbagbo à longueur de journées, nous a promis, presque tous les trois mois depuis 2011, que « l’assaut final » est à deux mètres. Mais nul ne le voit…Et pourtant, paraît-il, ses annonces devraient plonger les dirigeants actuels dans l’effroi…
Affi devrait-il contraindre la CPI à élargir Gbagbo ? En faisant quoi concrètement ? En paralysant par des marches le pays, comme le souhaite et le revendique Koua Justin ? Pourtant, il suffit de lire entre les lignes des arrêts de la CPI pour réaliser que les déclarations à l’emporte-pièce de certains cadres de ce parti et les mobilisations désordonnées avec des mots d’ordre, surprenant parfois, sont utilisés comme arguments pour refuser la liberté provisoire au prince de Mama.
Chanter Gbagbo tous les jours et attendre que la communauté internationale, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité qui n’ont pas hésité à voter comme un seul homme pour la destruction de toutes les armes lourdes qu’il s’était offertes on ne sait à partir de quel fonds et de quelle manière, à cause l’embargo, soient subitement pris de remords et demandent la libération de Gbagbo ? Comment saurions-nous alors la vérité sur ce qui est arrivé à ce pays avec Laurent Gbagbo à sa tête alors qu’en « bon joueur », ce dernier nous a promis d’aller jusqu’au bout de ce procès pour que, enfin, l’on sache ce qui s’est passé de 2002 à 2011.
Heureusement que « L’Eléphant » a déjà une idée de ce qui se passera après l’élection de 2015, sur ce qui est déjà arrêté à la CPI. Prêts ? A vos mandats !
Bref, pendant que les Ivoiriens souffrent de tout, quel que soit leur bord politique, le FPI lui, est plus préoccupé, non pas par la souffrance des Ivoiriens dont il devrait se faire le premier dénonciateur. Mais non, il veut, sans aucune stratégie, faire libérer Gbagbo, comme si à la CPI, on abandonnait des poursuites sous les cris des sympathisants des détenus.
Affi N’guessan gardera ou perdra peut-être la direction de la tête du FPI aujourd’hui. Mais quelle que soit la décision d’arrondissement des ongles qui sera certainement prise pour maintenir dans ce parti le peu de cohésion qui reste, ce parti aura réussi un bel exploit. On ne tourne pas la page Gbagbo. On arrête juste de vivre en attendant que cette page s’arrache d’elle-même ?
BABETH BERIYTH
IN "L'ELEPHANT DECHAINE" N° 279
01/09/2014
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Une du 29/08/2014
L'Edito
Avec la classe politique sans vision qui est celle de ce pays depuis la mort du premier président, les ivoiriens ont encore de beaux jours de souffrances devant eux.

Voilà pratiquement 21ans que cette classe politique infernale et totalement irresponsable a pris en otage tout un peuple sur le dos duquel elle goinfre sans tempérance et qu’elle maintient par une stratégie dont les fondements  échappent à tout esprit rationnel, dans les tréfonds  de la misère noire, affreuse. Quelle solution propose-t-elle pour lutter  contre le chômage endémique et notamment celui des jeunes ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle contre la corruption qui gangrène une administration publique désorganisée et inefficace ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle pour lutter contre la misère qui touche plus de la moitié de la population ? Aucune !

Depuis 21ans, c’est, chaque année, la même chose ! Les problèmes des ivoiriens sont relégués au sixième plan, pendant que les politiciens, regroupées au sein de gouvernement dits d’union nationale ou de réconciliation, s’engraissent sur la bête ! En remettant à demain la prise en compte des problèmes d’un peuple essoufflé et complètement désabusé.
Après huit année de crise militaro-politique, ils ont invités les ivoiriens à qui personne n’avait donné la parole pendant dix ans, à se rendre dans les urnes pour élire un nouveau président. Sous le prétexte que cette élection était la solution pour sortir de la crise pour que, enfin, leurs préoccupations soient prises en compte.
Sauf que pour récompenser le peuple de sa mobilisation, ils lui ont servi du plomb, du feu, des bombes et des armes.

Depuis un nouveau pouvoir s’est installé mais les vrai problèmes des ivoiriens sont toujours au sol des priorités. La gratuité des soins, projets parfaitement mal conçu et mal exécuté mais cependant annoncé en grandes pompes, à coûter cher aux malades dans les hôpitaux publics. On ne compte plus les victimes de cette politique…
Mais alors que les ivoiriens continuent  de mourir pour les ordonnances médicales de moins de 2000FCFA, la classe politique depuis, quelques années et sans doute à cause des échéances électorales qui s’annoncent a commencer à retrouver ses sensations.

Dans la presse déchainée
De Touré Mamadou (Rdr), dans (« Soir Info »,28/03/)
Blé Goudé n’a pas répondu aux questions essentielles du juge, mais c’est un personnage controversé. On est encore dans du théâtre. » Dommage que Touré Mamadou n’ait pas été à la place du juge !
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Caricature
Dernièrement à la une
Le P'tit livre d'Akissi Jeannette
Qu’est ce que j’apprends là ? Une bousculade a fait une dizaine de blessés dans un sous-quartier de la commune de Yopougon. Il paraît qu’une pénurie d’eau serait à l’origine de ce drame parce que depuis une semaine, ces habitants n’ont pas vu une goutte d’eau sortir de leurs robinets. Dans ces conditions, j’imagine qu’ils se sont rués comme des brutes sur un point d’eau salvateur. Je tiens à rassurer mes chers compatriotes que mon tendre époux fera ce qu’il peut, pour juguler le problème de pénurie d’eau. En tout cas, ceux qui retiendront leur soif pourront profiter des grands chantiers hydrauliques que chouchou est en train de faire construire...

Et voilà ! J’ai lu que le chercheur nigérian qui se vantait d’avoir trouvé un remède contre le virus Ebola a été sorti de ses rêves par ses collègues américains qui sont en train de sauver quelques vies avec leur sérum expérimental. Les chercheurs américains, après quelques analyses, ont plutôt qualité son vaccin de « pesticide ». Entre nous, les africains espèrent que les américains leur fasse de la place dans la quête d’un remède contre une pandémie aussi dévastatrice que l’Ebola ? Donc, ils pensent que si leur vaccin est bon, les américains vont le valider ? Si ce n’est pas de la naïveté, je me demande à quoi ça ressemble…

J’apprécie bien l’initiative des guides religieux qui ont décidé de confier le sort de la Côte d’Ivoire à Dieu, face à la menace du virus Ebola. Oui, quand j’y pense, j’ai quelque peu le sommeil troublé. Parce que le gouvernement de chouchou, avec la ministre Goudou Raymonde en tête, a beau donné des instructions fermes de lutte aux populations, je me demande bien à quoi cela servira hein. Les pauvres étudiants et écoliers sont toujours confinés dans les bus pour aller aux cours. Des travailleurs, des commençants…tout le monde est au contact de tout le monde…Pour ça seulement, je dis Ebola arrière de nous, aux noms de Jésus et de Mahomet, je ne veux pas faire de jaloux…
Depuis quelques jours comme vous avez pu le constater chers compatriotes, je me trouve auprès chouchou dans notre résidence de Mougins à Paris pour profiter des vacances en respirant un air pur et frais. Et pendant que je me refais une beauté, voilà que j’apprends que des jeunes militants du Pdci sont enflés de colère parce qu’ils souhaitent présenter un candidat Pdci pour rivaliser avec mon chouchou à l’élection présidentielle de 2015. Je voudrais rappeler à ces jeunes loups que le Pdci, c’est Bédié. Et le grand frère Bédié est un homme qui tient ses promesses... Même s’il en demande un peu trop en ce moment

Pendant que je fais mes emplettes et que chouchou se refait une santé, Raymonde Goudou fait une simulation sur l’Ebola au pays. Histoire de tester le dispositif de réaction en face d’un cas de cas comme le disent les comédiens ivoiriens. Et après l’exercice, elle confirme qu’il y a de petites faiblesses à corriger. Et moi, je veux lui rappeler qu’il y a une très grande différence entre un cas pratique et une simulation…Donc les petites faiblesses dont elle parle doivent être revues à l’échelle de la réalité. L’Ebola, c’est pas un match de football. J’ai l’impression qu’on nage en plein dans l’improvisation dans cette affaire là !

Qu’est-ce que j’apprends ? La nouvelle autoroute du Nord qu’Allagnissan a inauguré il n ya pas longtemps serait en train de partir en lambeaux ? Des personnes insoupçonnées se seraient remplies les poches au lieu de renforcer le bitume comme il se doit ? Selon les petits curieux de « l’Eléphant déchainé », c’est environ 62 kilomètres de route sur 170 kilomètres sondées qui doivent être repris. Si j’en avais le pouvoir, je demanderais immédiatement des comptes et j’espère qu’on ne me dirait pas que tous ces miracles sont dûs aux dernières pluies. N’est-ce pas, Patrick Achi ? Il faut ouvrir l’œil sur cette affaire avant que « L’Eléphant Déchaîné » n’envoie ses photographes refaire le boulot…
Zig-zag de l'Eléphant
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