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  • LEléphant Déchaîné est un bi-hebdomadaire satirique indépendant paraissant en Côte d Ivoire les mardi et vendredi
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Ethique, es-tu là ? C'est la question qu'on devrait se poser en ce moment au regard de ce qui se passe en ce moment à l'Union Nationale des Journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci).
Depuis quelques jours en effet, sous nos yeux ébahis, se déroule, dans cette organisation, un spectacle surréaliste qui nous pousse, nous autres récemment arrivés dans ce noble métier de journalisme, à nous demander si, finalement, certains n'ont pas raison de dire que nous nous sommes trompés de métier.
En janvier 2014, suivant une sombre affaire de tentative de corruption, deux journalistes ont été interdits d'écriture pendant six mois et leur carte d'identité de journaliste professionnel, retiré pour la même période. Il s'agit d'Alafé Wakili, patron du journal « l'Intelligent d'Abidjan » et de Traoré Moussa, journaliste au quotidien « L'Expression », alors Président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire.
A la suite de cette sanction inédite dans l'histoire de la presse ivoirienne, le président de l'Unjci, ainsi frappé d'infamie, a déclaré, au cours d'un point de presse, qu'il se mettait en congé, le temps de faire éclater la vérité et prouver son innocence en utilisant toutes les voies de recours que la loi lui offrait.
Des recours que la loi lui offrait, Traoré Moussa en a usé. A deux reprises, devant l'organe qui avait prononcé contre son honneur, la sanction. Mais, à deux reprises, le Conseil national de la presse a repoussé du revers de la main, ses recours, jugeant la « faute (commise) intolérable ».
Il ne restait donc plus, à Traoré Moussa, que le recours pour excès de pouvoir devant la Chambre administrative de la Cours Suprême. Mais il ne saisira jamais la Cours suprême et se contentera de purger sa « peine » de six mois de suspension. Ce qui, dans les faits, est un aveu de culpabilité et un renoncement en conséquence, à l'engagement qu'il avait publiquement pris de « faire éclater la vérité » et prouver son innocence afin de pouvoir continuer à présider aux destinées de l'Unjci et représenter les journalistes partout où les questions sur les valeurs de ce métier étaient débattues.
Le 21 juillet dernier, la sanction infligée à Traoré Moussa est arrivée à son terme et la raison de cette sanction « tentative de corruption », est ainsi devenue définitive. Aucun retour en arrière n'étant plus possible.
Depuis et même avant le 21 juillet, un véritable débat a cours dans les locaux de la Maison de la Presse au Plateau, siège de l'Unjci. Traoré Moussa, élu président, démissionnaire pour cause de sanction, doit-il, à la fin de sa peine, reprendre son poste de président de l'Unjci ?
Pour Guillaume Gbato, secrétaire général du syndicat national de la presse privée de Côte d'Ivoire et grand défenseur des valeurs morales et éthiques dans le milieu, « Traoré Moussa doit reprendre son poste sans aucune forme de procédure ». Exit donc la condamnation qui le frappe pour toujours.
Ce mercredi 23 juillet, de 11 heures à 15h30, réunis à la Maison de la presse, les membres du Conseil exécutif, en présence de Traoré Moussa qui tenait à reprendre son fauteuil et de la présidente intérimaire, Habiba Dembélé, n'ont pu définitivement trancher la question. Le sujet, on ne sait trop pourquoi, divise l'Union.
Mais avant ce 23 juillet, il s'est produit un certain nombre d'événements extraordinaires. A la fois dans les journaux et sur les réseaux sociaux.
Le 16 juillet, c'est Bamba Idrissa, journaliste à « Soir Info » et membre de l'équipe intérimaire, qui a publié sur sa page « facebook », un petit billet bourré de bombes à retardement que les destinataires ont dû bien saisir :
« Bientôt ma part de vérité sur l'Unjci. En entendant, que les gens sachent que cette Union n'est la chasse gardée de personne. Il y a une mafia qui tente de s'accaparer l'Union avec des pratiques qu'on ne cesse de dénoncer. La corruption ces jours-ci se fait à grande échelle dans le milieu. Des gens avec leur pécule, tentent de corrompre des journalistes pour installer un ordre qui a pourri l'atmosphère au sein des journalistes. Il y a aussi des gens qui sont en embuscade pour s'emparer ''immédiatement'' de la chose commune à des fins dont eux seuls connaissent la vraie teneur. Le déballage se fera, soyez-en sûr. Je m'engage personnellement à faire barrage aux pratiques qui n'honorent pas l'Unjci. Il faut mettre absolument fin à l'existence de cette race de rapaces qui veulent embrigader une prestigieuse Union mise en place par des personnes respectables. Ceux qui veulent se laisser corrompre, peuvent aller à la soupe. Mais l'histoire est un témoignage...La bataille contre les rats et les business men va commencer dans quelques heures. Personne ne sera sauvé si l'Union n'est pas sauvée. » A menacé Bamba Idrissa.
24 heures plus tôt, c'est Yacouba Gbané, directeur de publication du quotidien « Le Temps » qui, sur sa page « facebook » également, a clairement pris position.
« Quelle est cette danse de sorcier autour de l'Unjci? On (ap)prend par ici par là que MT doit reprendre son poste de président. Il ne reprendra rien. Nous n'accepterons pas cette forfaiture. Finir sa peine ne signifie (pas) qu'on est blanchi. Quel est le sens de l'éthique et la morale? Que fait-on de la déontologie ( ?). MT ne reviendra point à la tête de l'Unjci, advienne que pourra. Quelle image veut-on véhiculer dans la société? Le mot est à la Une. Il faut tourner la page MT. A bon entendeur salut! »
Le jeudi 17 juillet, c'est le quotidien « Aujourd'hui » qui, dans un article et dans un autre régistre, s'est interrogé : « Conseil Exécutif de l'Unjci : Où sont passés les 5 millions d'Alassane Ouattara ? »
Dans l'article signé d'un certain Géraldine Diomandé, la présidente intérimaire de l'Unjci, Habiba Dembélé, est clairement accusée d'avoir caché aux membres de son bureau, l'existence d'une somme de 5 millions que le président de la République a donnée à l'Unjci, le 3 mai 2014, jour de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Et l'article se termine par « le peu d'assurance de la présentatrice du JT de 20h, qui visiblement, sait plus qu'elle n'en dit sur cette affaire qui pourrait lui monter au nez comme la farine »
Habiba Dembélé qui dit s'être déjà expliquée sur le sujet devant les membres du Conseil Exécutif, crie à un complot monté pour la déstabiliser afin de semer le désordre à la tête de l'Union. Elle est d'autant plus convaincue de cette idée que le dimanche 20 juillet, soit trois jours après la publication de l'article la mettant en cause, elle reçoit un « SMS » dont le contenu prouve que l'auteur s'est manifestement trompé de destinataire et a, en même temps, éventé le complot. Que dit ce message ? « G balance demain la seconde bombe sur Habiba. Jaten toujours mon vin pour la stimulation. Le porc-epic. »
Traduction : « J'attends toujours l'argent promis pour les articles commandités contre Habiba Dembélé. » Serait-ce de cette corruption que parlait Bamba Idrissa dans son billet sur sa page « facebook » ? « Des gens avec leur pécule, tentent de corrompre des journalistes pour installer un ordre qui a pourri l'atmosphère au sein des journalistes »
Dès la réception du message, Habiba Dembélé appelle l'envoyeur et le remercie de l'avoir prévenue de la sortie pour le lundi 21 juillet, de la « seconde Bombe ». Mais depuis, la « seconde bombe » n'en finit pas d'exploser.
Après s'être renseignée sur l'identité de l'auteur du message et du journal dans lequel il sévit, elle a décidé de saisir le Conseil National de la Presse. Une autre affaire en perspective !
Le lundi 21 juillet, le Secrétaire général de l'Unjci, Félix Diby Boni, a rendu sa démission. « Je rêve d'une Unjci où la confraternité est une réalité. Je rêve d'une Unjci à la tête de laquelle il y aura des dirigeants conscients du fait qu'ils gèrent un bien commun, privé; un bien dont ils ne peuvent se permettre de jouir comme ils l'entendent. Je rêve d'une Unjci qui a un impact sur ses membres. Je rêve d'une Unjci qui travaillera à redorer le blason de notre corporation. Bref, je rêve d'une Union digne, responsable, incontournable, partenaire idéal des entreprises et institutions ivoiriennes et dont l'aura continuera de s'étendre au delà des frontières ivoiriennes. » A-t-il déclaré dans une interview.
Comment l'Unjci peut-elle « travailler à redorer le blason de la corporation » terni par la corruption ?
On est vraiment surpris d'apprendre que les membres du Conseil Exécutif de cette Unjci n'arrivent pas, de façon unanime, à trouver la réponse à une question aussi facile. C'est à mourir de honte.
A.T.
IN « L'ELEPHANT DECHAINE » N°271 DU VENDREDI 25 JUILLET 2014.
28/07/2014
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Une du 29/07/2014
L'Edito
Avec la classe politique sans vision qui est celle de ce pays depuis la mort du premier président, les ivoiriens ont encore de beaux jours de souffrances devant eux.

Voilà pratiquement 21ans que cette classe politique infernale et totalement irresponsable a pris en otage tout un peuple sur le dos duquel elle goinfre sans tempérance et qu’elle maintient par une stratégie dont les fondements  échappent à tout esprit rationnel, dans les tréfonds  de la misère noire, affreuse. Quelle solution propose-t-elle pour lutter  contre le chômage endémique et notamment celui des jeunes ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle contre la corruption qui gangrène une administration publique désorganisée et inefficace ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle pour lutter contre la misère qui touche plus de la moitié de la population ? Aucune !

Depuis 21ans, c’est, chaque année, la même chose ! Les problèmes des ivoiriens sont relégués au sixième plan, pendant que les politiciens, regroupées au sein de gouvernement dits d’union nationale ou de réconciliation, s’engraissent sur la bête ! En remettant à demain la prise en compte des problèmes d’un peuple essoufflé et complètement désabusé.
Après huit année de crise militaro-politique, ils ont invités les ivoiriens à qui personne n’avait donné la parole pendant dix ans, à se rendre dans les urnes pour élire un nouveau président. Sous le prétexte que cette élection était la solution pour sortir de la crise pour que, enfin, leurs préoccupations soient prises en compte.
Sauf que pour récompenser le peuple de sa mobilisation, ils lui ont servi du plomb, du feu, des bombes et des armes.

Depuis un nouveau pouvoir s’est installé mais les vrai problèmes des ivoiriens sont toujours au sol des priorités. La gratuité des soins, projets parfaitement mal conçu et mal exécuté mais cependant annoncé en grandes pompes, à coûter cher aux malades dans les hôpitaux publics. On ne compte plus les victimes de cette politique…
Mais alors que les ivoiriens continuent  de mourir pour les ordonnances médicales de moins de 2000FCFA, la classe politique depuis, quelques années et sans doute à cause des échéances électorales qui s’annoncent a commencer à retrouver ses sensations.

Dans la presse déchainée
De Touré Mamadou (Rdr), dans (« Soir Info »,28/03/)
Blé Goudé n’a pas répondu aux questions essentielles du juge, mais c’est un personnage controversé. On est encore dans du théâtre. » Dommage que Touré Mamadou n’ait pas été à la place du juge !
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Caricature
Dernièrement à la une
Le P'tit livre d'Akissi Jeannette
Qu’est ce que c’est que cette façon de parler du président de la jeunesse du Rdr. Alors que lui et ses camarades se sont réunis à la rue Lépic pour parler de « campagne apaisée », Karamoko Yayoro tient des propos pas du tout démocratique. A la question d’un journaliste sur la crise qui prévaut actuellement au FPI, il répond « Si le FPI se casse et disparaît, moi, Yayoro, je suis content. Laurent Gbagbo avait dit en son temps que si le PDCI se casse et disparaît, lui il est content. Moi, je suis donc content si le FPI se casse et disparaît » Ce jeune homme gagnerait à ne pas dire n’importe quoi. Il ne devrait surtout pas se comparer à l’intrépide Gbagbo. Car lui est capable de dire et se dédire sans que cela n’émeuve personne. Je ne suis pas sûr que Yayoro maitrise cette gymnastique…

Je viens d’apprendre que La Fédération estudiantine et scolaire de Cote d’Ivoire (FESCI) a élu un nouveau secrétaire général. Un certain Assi Fulgence Assi contesté par l’autre, Mian Augustin qui crie à la forfaiture. Alors que la Présidence de l’université de Cocody n’a accordé aucune autorisation de manifestation, ces jeunes gens, rompu à l’art de la ruse, ont pu tenir leur 8ème congrès sans que les forces de l’ordre dépêché sur les lieux pour étouffer la manifestation ne s’en aperçoivent…Je me demande comment on peut défendre des intérêts dans la clandestinité…

Tien tiens, je suis heureuse d’entendre le porte-parole du gouvernement de chouchou dire que la Côte d’Ivoire a besoin de politiciens responsables. Sur la radio onusienne sur laquelle il s’est exprimé, il a dit entre autre, qu’il faut pour l’Etat écouter l’opposition…Et biens d’autres jolis mots. Le jeune Yayoro devrait s’abreuver à sa source…pour la stabilité du pays…



Quels drôles de personnes, ces partisans de l’ancien président Gbagbo. Ils ont trouvé le moyen de détourner au profit de Laurent Gbagbo, le message de la Première Dame des Etats-Unis, lancé en soutien aux mères des 200 lycéennes enlevées par la secte Boko Haram, regroupant une bande d’affreux illuminés qui massacrent des Nigérians au nom de Dieu : « Bring Back Our Girls » (ramenez nos filles », avait lancé ma sœur, Première Dame des Etats-Unis. « Bring Back Our président Gbagbo » (ramenez notre président Gbagbo), ont récupéré les partisans de Laurent Gbagbo, Kaé Eric, Coulibaly Malick, Paul Dokui, Mamadou Ben Soumahoro et autres, s’affichent fièrement sur les réseaux sociaux avec ce message. Si c’est la preuve qu’ils ont pardonné à Barack Obama d’avoir autorisé le bombardement de la résidence de Gbagbo par la Licorne et l’Onuci, c’est déjà une avancée pour la réconciliation.


Le petit Soro est en tournée dans la région de l’Agnéby-Tiassa, une zone majoritairement acquise à la cause de l’homme de La Haye. Et, pour rallier une zone à une autre dans cette région, il se déplace en hélicoptère. Comme ce fut le cas, ce dimanche, du côté de la sous-préfecture de Morokro, sous-préfecture où prospère le patron de l’infernal journal appelé « L’Eléphant Déchaîné » qui empêche certains collaborateurs d’Allagnissan de trouver un sommeil corrompu chaque soir.
Et le petit Soro a déclaré s’être rendu dans cette sous-préfecture en « apôtre de la paix » ! Je suis sûr que ce petit patron de « L’Eléphant Déchaîné » n’a pas effectué le déplacement pour accueillir le petit Soro.

Qu’est-ce que j’apprends ? L’indolence d’Allagnissan face aux agissements de certains de ses collaborateurs est de moins en moins acceptée par les populations ? Mais je voudrais leur dire que l’Allagnissan de 1990 n’est pas celui de 2011. Il y a donc eu erreur sur la personne, à moins d’une erreur de ma part. Mais je connais mon Chouchou, il va se réveiller très bientôt !
Zig-zag de l'Eléphant
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