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  • LEléphant Déchaîné est un bi-hebdomadaire satirique indépendant paraissant en Côte d Ivoire les mardi et vendredi
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Malheur à vous, honnêtes gens de ce pays ! Vous qui avez bâti votre vie à la force de votre poignée, de votre intelligence et de votre sueur, vous que les impôts traquent chaque jour si vous hésitez à honorer vos engagements. Admirez dans ce qui suit, ce que l’on fait avec l’argent public. Près d’un milliard de FCFA (l’argent du contribuable) a été dilapidé à la faveur de la dernière CAN 2015 jouée au pays de l’immense démocrate Obiang Nguema Mbasogo.
Depuis des semaines, le ministère de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et Loisirs crie son indignation et accuse la Fédération ivoirienne de football d’avoir « pompé » l’argent. Sans oublier au passage d’accabler le Régisseur des Compétitions internationales qui aurait distribué une partie de l’argent pompé à des journalistes dont un certain Assalé Tiémoko, pour le protéger... Parole du chef cab.
A la Fédération ivoirienne de football, on n’a plus assez de voix pour crier que pour comprendre ce qui s’est passé, il faut interroger plutôt le Ministre Alain Lobognon qui aurait eu à gérer seul le budget spécialement mis en place pour uniquement les dépenses de la CAN. Et que la FIF n’a rien à voir dans cette affaire. Qui dit vrai ?
Pour tirer les choses au clair, le ministre Alain Lobognon a sollicité une confrontation qui a eu lieu le jeudi dernier devant le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, assurant l’intérim du Premier Ministre Daniel Kablan Duncan. Mais les choses ont plutôt mal tourné ou du moins, n’ont pas été à la hauteur des attentes de notre ministre des sports. Le compte rendu de son conseiller technique chargé de la Communication en disait long.
« L’Eléphant » dont chacun connaît à présent les mauvaises habitudes, avait juste, devant la clameur publique, plongé le bout de sa trompe dans cette sauce de détournements à buts ouverts de l’argent public et s’est attiré les foudres et les menaces de mort du chef de Cabinet du Ministre Lobognon, un certain Beugrefoh Fulbert, l’homme qui prétendait qu’il n’a eu aucun contact avec le Régisseur et qui, cependant, a réussi, sans présenter le moindre document justificatif, à se faire remettre par le Régisseur, la somme de 75 millions en espèce le 19 janvier 2015. A quoi ça tient l’avenir d’un mensonge !
Devant les révélations de « L’Eléphant », certains confrères invités par le ministère, qui étaient à Malabo et dont l’un s’est offert une superbe voiture dès son retour à Abidjan (mais n’allez pas imaginer quoi que ce soit…), ont tenté d’ériger des barrages autour du ministère comme si « L’Eléphant » avait des rapports particuliers avec la FIF, une structure qu’il a pourtant méchamment brocardée en début d’année dans un autre dossier. Ce qui avait provoqué une vive émotion dans la maison de verre de Treichville (siège de la FIF) où certains n’ont pas hésité à appeler à des poursuites judiciaires contre « L’Eléphant ».
Ce mercredi 6 mai, après plusieurs semaines de silence, le chef de l’Etat, paraît-il, a encore tapé du poing sur la table et coupé la tête du financier, le Régisseur Yapi Patrick. Comme dans le cas de l’affaire des malversations dans la réhabilitation des universités qui sont-prétendent les étudiants- plus démunies aujourd’hui qu’elles ne l’étaient avant la réhabilitation, une enquête, nous a-t-on juré, serait en cours pour situer toutes les responsabilités dans cette affaire. On ne sait pas quand cette enquête a commencé ni quelle structure de l’Etat la conduit, mais on dit qu’elle ira jusqu’au bout. Trop c’est trop ?
« Je peux vous dire avec assurance ce matin que les enquêtes sont en cours, elles ne sont pas achevées. Les premiers résultats ont été présentés et le Chef de l’Etat a demandé que les enquêtes soient approfondies. Je peux dire à l’avance que toutes les personnes qui seront épinglées seront punies… La bonne gouvernance doit se pratiquer partout au niveau de la gestion de notre État. Que ce vœu ne soit pas un simple slogan. Chaque fois qu’une personne commettra des fautes dans la mission qui lui est confiée, elle sera sanctionnée ». Paroles fortes du porte-voix du gouvernement, Koné Bruno.
Le Régisseur a donc sauté, « L’Eléphant » est en mesure d’affirmer, sur la base des documents qu’il s’est procurés, que cet homme n’est pas une victime. Tant son rôle dans cette affaire semble particulièrement brumeux et frise une légèreté qu’aucun dirigeant responsable ne peut accepter. Il a sorti de l’argent sur le budget de la CAN pour tout et n’importe quoi, même pour organiser des cérémonies de présentation de vœux au Ministre Lobognon.
Le Ministre lui-même, depuis le début de cette affaire, semble tomber des nues et s’est recouvert du drap du sage agneau qui voulait une transparence absolue et que des méchants se trouvant notamment à la FIF ont empêché de faire son travail. Lui qui est pourtant reconnu de par le monde comme un champion de la bonne gouvernance.
« Je présente mes excuses à tous les Ivoiriens pour avoir échoué dans mon combat de faire régner la transparence. J’ai cru qu’il était possible de payer par virement bancaire les primes des athlètes. Mais non! L’argent a bel et bien été détourné. » S’est-il lamenté sur sa page « tweeter ». Le pauvre, comment ont-ils osé lui faire ça ?
Sauf que dans cette affaire, jusqu’ici, l’une des plus grandes victimes a été la vérité. Car, en réalité, avant même le début de la CAN, une véritable hémorragie financière avait été provoquée sur le budget à Abidjan, dès sa mise à disposition du Régisseur. La suite, on la connaît. Les joueurs n’ont pu recevoir la totalité de leurs primes de matches bien qu’ayant, de façon héroïque, remporté le trophée continental.
« L’Eléphant » a remonté toute l’histoire et revient encore aujourd’hui, malgré les menaces de mort, malgré les insultes grossières et les promesses de nous faire cadeau de poursuites judiciaires, sur d’autres détails-sans doute pas les derniers-de ce scandale. Histoire de contribuer juste à l’éclatement de la vérité…ou d’une partie de la vérité.
Retour de Guinée Equatoriale et conférence de presse
Le 19 février 2015, le site internet « Abidjan.net » a reçu le ministre Alain Lobognon comme invité de son émission « le Direct du jeudi ». Au cours des échanges, le ministre a fait le bilan de la CAN suivant les questions des internautes dont l’une a attiré l’attention de « L’Eléphant » :
« Combien l’Etat de Côte d’Ivoire a déboursé pour toute la campagne des Éléphants, partant de la préparation jusqu’à la finale? » a interrogé un internaute.
Réponse d’Alain Lobognon : « Si je m’en tiens à ce qui a été écrit par l’un de vos confères ce matin, c’est 3,2 milliards Fcfa qui sont allés directement dans les poches de l’équipe, du staff technique et du staff managérial de la Fédération. Il restera donc 300 et quelques millions qui ont servi à faire partir les journalistes, les supporters, à prendre en charge les locations des deux avions qui ont permis de transporter toute la délégation. Cet argent a servi à faire voyager les anciens entraîneurs de l’équipe nationale de football. Parce que nous estimons que quand on dit équipe nationale de football c’est un tout mais un tout cohérent qui doit accompagner son équipe. Je peux vous dire qu’effectivement, il y a eu un reliquat. Je rendrai compte au gouvernement. Toujours est-il que ce reliquat nous permet de faire partir au moment où nous parlons une délégation au Niger pour soutenir l’équipe nationale cadette qui joue cet après-midi (ndr : Jeudi) face au Cameroun. Comme quoi la coupe d’Afrique senior est terminée. Nous avons encore d’autres priorités devant nous. Rassurez-vous, la coupe d’Afrique 2015 a coûté au contribuable ivoirien plus que ce que vous pouvez imaginer puisque pour se qualifier, il a fallu encore débourser des ressources. Pour aller, il a fallu mobiliser dans les caisses du ministère 3,5 milliards de F et pour le retour on a mobilisé encore plus de 2 milliards pour permettre donc de récompenser les athlètes. Ce n’est pas le montant qui est le plus important mais rassurez-vous l’argent a été très bien géré et compte-rendu sera fait au gouvernement. »
Une autre question : « Je voudrais savoir si définitivement la passe d’arme dont certains parlent est derrière vous, c’est-à-dire vous et la Fédération ivoirienne de football, et puis concrètement le tournoi des cadets au Niger, comment se fait la gestion de l’équipe nationale... ?»
Réponse de Lobognon : « Le système est simple, le contribuable ivoirien cotise dans les caisses du Trésor et lorsqu’il y a des activités à financer, l’Etat débourse des ressources. Donc je dis il n’y a pas de l’argent qui est destiné à la Fédération ivoirienne de football, et de l’argent destiné à la Fédération ivoirienne de maracana. Il y a de l’argent destiné au financement du Sport. Pour cette année, le budget 2015 octroie au ministère des Sports 4 milliards pour l’ensemble des disciplines sportives. Le débat que vous qualifiez de passe d’arme est simple. Le ministre dispose de 4 milliards. La Fédération ivoirienne de football a demandé 3,5 milliards dans les 4 milliards. Ce n’est pas possible. Le chef de l’Etat a tranché en mettant à notre disposition 3,5 milliards, épargnant donc les 4 milliards qui sont inscrits au budget de l’Etat de Côte d’ivoire pour l’année 2015. Il nous a demandé de gérer ces 3,5 milliards et c’est ce que nous avons fait. Je veux dire qu’il n’y a pas de passe d’arme. Il y a simplement une question de logique, une question de discipline budgétaire. Nous avons 4 milliards, en janvier une fédération nous demande 3,5 milliards, la fédération les utilise mais toute l’année, vous n’avez plus d’argent dans vos caisses pour financer les autres disciplines sportives. Pour la petite histoire la Côte d’ivoire en compte plus de 52 en termes de fédérations sportives. »
Résumons tout ça en français facile : Sur les 4 milliards mis à la disposition du ministère pour toutes les fédérations, le Ministre Alain Lobognon a dit être prêt à mettre à la disposition de la FIF, la somme de 300 millions de FCFA pour la participation à la CAN. C’est dire les ambitions qu’il avait pour l’équipe nationale. Il a donc refusé d’accéder à la demande de la FIF et avait même parlé de « gaspillage de l’argent public » si une telle somme était mise à la disposition de la fédération pour une participation à la CAN. Pourtant, à la CAN précédente, c’est un budget de 3,9 milliards qui avait été accordé à la FIF.
Lobbying de la FIF auprès de Ouattara
Devant le refus du ministre et la guéguerre qui s’était ouverte avec la fédération au sujet de cette demande de 3,5 milliards , les dirigeants de la FIF vont faire-au grand dam du ministre qui multipliait les « tweets » sur internet pour s’attirer le soutien de l’opinion- un lobbying intense auprès du président de la République qu’ils vont rencontrer en personne pour lui expliquer dans les détails, les rubriques contenues dans le budget et la nécessité pour la FIF de disposer de cet argent pour une bonne préparation et une participation honorable de la Côte d’Ivoire à la CAN 2015.
Devant les explications des responsables de la FIF qui n’ont guère associé le ministère à leurs démarches, le président de la République trouve les arguments présentés pertinents et ordonne le décaissement de la somme de 3,5 milliards. Le président donne ensuite des instructions pour que la FIF soit le seul ordonnateur des dépenses en fonction des rubriques contenues dans le budget, auprès du Régisseur des Compétitions Internationales près le Ministère des Sports. Les instructions du Président sont transmises au Régisseur. Lequel informe le Ministre Lobognon qui rentre dans une colère noire.
« Jamais je ne serai en dessous de Sidy Diallo »
Pour le Ministre Lobognon, faire de Sidy Diallo l’ordonnateur unique de cette somme de 3,5 milliards sur lesquels il n’aurait aucun contrôle lui, est une situation qu’il ne peut accepter. Cela signifierait qu’il est en dessous du président de la FIF. Or, il est ministre de la République et tient à ce que le monde entier le sache. Il l’a répété le jeudi 30 avril sur les antennes de « Nostalgie ». « On voudrait que le ministre soit au-dessous, en dessous du président de la FIF. Ce n’est pas acceptable… »
Pour contrer l’instruction du président, il se rapproche du Régisseur. A la suite de leurs échanges, il décide que c’est par lui que le président de la FIF doit absolument passer pour obtenir sur présentation de pièces justificatives, le moindre décaissement.
Pour ce faire, le 26 décembre 2014, alors que l’argent n’est pas encore disponible, il pond un document intitulé « Procédure de règlement des dépenses relatives à la préparation et la participation de la Côte d’Ivoire à la CAN 2015 ». Et ce document définit 7 obstacles à franchir par les responsables de la FIF avant de bénéficier d’un décaissement. Dans notre édition N°345 du 28 avril, nous écrivions que c’est le ministre qui avait conçu ce document. Mais à la confrontation devant le ministre d’Etat, Hamed Bakayoko, le Ministre Lobognon a déclaré que c’est le Régisseur Yapi qui a établi cette procédure qu’il a soumise à sa signature. Et lui, évidemment, s’est empressé de la signer avant d’envoyer une copie au président de la FIF.
Stupeur à la FIF !
A la réception du document établissant les étapes à respecter pour bénéficier d’un décaissement, les dirigeants de la FIF pensent tout de suite que le ministre veut régler des comptes et montrer qui est le vrai patron. Après une réunion, ces derniers décident, dans l’intérêt des joueurs, de ne pas engager de bras de fer avec leur ministre de tutelle.
Mais toujours pour montrer que c’est lui le chef, le Ministre informe le président de la FIF que c’est lui qui s’occupera personnellement des questions de paiement des primes des joueurs. Pour cela, il somme les dirigeants de la FIF de mettre à sa disposition l’ensemble des Relevés d’Identité Bancaire (RIB) de tous les joueurs et encadreurs afin que, sous ses ordres et selon son propre calendrier, le Régisseur puisse faire les virements sur les comptes des concernés.
Les demandes du ministre sont satisfaites. Mais le DAAF du Ministère qui, selon les termes de l’arrêté portant création de la Régie, doit travailler en étroite collaboration avec le Régisseur, n’est informé de rien du tout. C’est qu’il n’est pas en de bons termes depuis des mois avec le ministre Lobognon. La preuve édifiante en a été donnée pendant la confrontation devant le ministre Hamed Bakayoko. Pris à témoin par Fernand Dédeh sur une question, le DAAF a vivement réagit : « Ne citez pas mon nom dans votre affaire, je ne suis au courant de rien ». Eh ben dis donc !
Le Ministre au début et à la fin du processus de décaissement
Selon les termes de la procédure mise en place pour gérer les 3,5 milliards, le ministre est au-début et à la fin de tout processus de décaissement : « J’ai décidé de contrôler tout moi-même pour que l’argent aille là où il doit aller », ne cessait-il de répéter pour justifier sa décision de placer la gestion du budget sur son seul contrôle.
Repassons en revue les étapes de cette révolutionnaire procédure :
1/ Opportunité de la dépense émanant de la FIF relativement à l’annexe financière. (Par annexe financière il faut entendre « selon les rubriques contenues dans le budget »)
2/ Réception des factures pro-formas et définitives par le secrétariat du Ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et Loisirs.
3/Transmission des factures pro-formas et définitives au Ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et Loisirs pour validation.
4/Transmission des ordres de paiement et fiches de dépenses émis par le Directeur des Affaires Financières du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et Loisirs au Régisseur des Compétitions internationales.
5/Contrôle de la régularité des pièces justificatives des dépenses engagées par le Régisseur des Compétitions Internationales.
6/ Liquidation des dépenses par le Régisseur des Compétitions Internationales.
7/Bilan après chaque opération de règlement effectué par le Ministre de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et Loisirs.
Suivant cette procédure, rien ne pouvait échapper au ministre. Il avait un contrôle exclusif sur le budget. Il autorise la sortie et vérifie après que l’argent est allé là où il devrait aller...
Pourtant, dès le 29 décembre, la fête commence !
Le 29 décembre 2014, l’argent est mis entièrement à la disposition de Yapi Patrick, le Régisseur. Lequel informe la FIF et le Ministre en précisant que l’argent, selon les instructions reçues de sa hiérarchie, est exclusivement destiné aux charges de la CAN suivant les rubriques définies par la comptabilité de la FIF qui a monté ce budget sans la participation du ministère.
Mais le même jour et quelques heures plus tard après le dépôt de l’argent sur le compte, le Régisseur signe un chèque de 29.788.156FCFA au bénéfice d’une société dénommée « SN-ADE-CI SARL ». Quelle prestation cette entreprise a accomplie pour le compte de la FIF ou du ministère pour qu’elle bénéficie d’un paiement de 29,788 millions pris sur le budget de la CAN ? Lobognon était-il au courant de cette sortie d’argent, lui qui devait tout autoriser au préalable ? (voir doc.1)
Deux semaines plus tard, soit le 13 janvier 2015, un chèque de 19,882 millions de FCFA est délivré au responsable d’une société dénommée « KIE CI SARL » (import-commerce Général) (voir doc.2)
Le même jour, deux chèques de 21,251 millions et 14 millions sont délivrés à la société « Ecobat » situé à Marcory (voir doc.3 plus image du bâtiment). « Ecobat », « L’Eléphant » l’a vérifié, est une société spécialisée dans la vente de matériels et produits de construction (ciment, carreaux, peinture, etc.). - L’Eléphant a passé une commande avec l’un de leur responsable et a promis passer à leur siège ce samedi 9 mai pour le règlement de la facture-. A qui cette société a-t-elle vendu du matériel de construction au point de bénéficier d’un paiement de plus de 35 millions pris sur le budget de la CAN avant même le début de la compétition ? Et sur quelle rubrique ces montants étaient tirés pour payer ces entreprises ? Et Lobognon n’était pas au courant de toutes ces sorties ?
Le 19 janvier 2015, un individu nommé Traoré Moussa, agissant pour le compte d’une entreprise dénommée « Atlantique Informatique », a reçu du Régisseur cinq chèques d’une valeur de plus de 120 millions de FCFA. Quelles prestations cette société a effectuées et pour le compte de qui ?
Au total, ce Traoré Moussa, agissant pour « Atlantique Informatique » et pour une autre entreprise dénommée « Top Laptop Africa », a reçu la somme de 232 millions de FCFA. Prise sur le Budget de la CAN. Difficile d’imaginer que tout ça a été fait à l’insu du ministre des Sport sous le contrôle de qui était placé le budget.
Sur la base des pièces que « L’Eléphant » s’est procurées, avant même le début de la CAN, le Régisseur avait signé des chèques d’une valeur totale de 247 millions de FCFA pour le compte des entreprises susmentionnées.
Mais ce n’est pas fini. Le 27 février 2014, soit plus de deux semaines après la fin de la CAN et alors que les primes des joueurs n’avaient pas encore été entièrement payées, le même Traoré Moussa, agissant encore pour le compte de « Top Laptop Africa », a bénéficié d’un chèque de 70 millions de FCFA (voir doc.4).
Au total, ces entreprises dont « L’Eléphant » n’a pu savoir ce qu’elles ont fait comme prestations pour le ministère ou pour la FIF, ont reçu la somme de 317 millions de FCFA, prise sur le budget de la CAN. Le Ministre Lobognon n’était-il pas au courant de cette situation ?
Si c’est le cas, c’est que le ministre Lobognon va sans doute réclamer une autre confrontation. Car selon les sources de « L’Eléphant », tous ces chèques, selon le Régisseur qui a caché ces documents à l’Inspection Générale du Trésor-laquelle a parlé de 223 millions sans justificatifs dans son rapport-ont été délivrés à ces entreprises sur « instruction » du Ministère des Sports.
Sauf qu’à la vérité, c’est une pratique qui est à la fois utilisée dans certains ministères et dans certaines régies. « L’Eléphant » s’est fait expliquer cette pratique : « Il peut arriver qu’un Ministre ou le Régisseur ou la DAAF lui-même ou les deux en complicité, empruntent de l’argent avec des responsables d’entreprises diverses, ou se font livrer divers matériels qui peuvent comprendre des voitures, des matériels de construction, enfin, beaucoup de choses. Parfois même rien n’est livré, ils agissent en complicité avec les responsables de ces structures. Une fois qu’un budget pour une activité précise est mis à la disposition du ministère, le DAAF, le Régisseur ou le ministre s’empresse de rembourser l’argent emprunté avec de forts intérêts sur la base de fausses factures présentées par les créanciers. Dans le cas d’espèce, il appartiendra aux enquêteurs, vu que le gouvernement jure qu’une enquête est en cours, de retrouver rapidement les bénéficiaires de ces chèques avant qu’ils ne disparaissent… »
« Avant qu’ils ne disparaissent » ? Oui ! « L’Eléphant » a découvert que les responsables de « Top Laptop Africa », après la publication de son dossier du vendredi dernier, ont tenté de cacher le nom de leur boîte sous une couche de peinture (voir image). Pourquoi ? Eh bien pour effacer les traces de leur existence. Manque de pot, l’image a été faite au moment où ils venaient de passer la première couche de peinture.
Soyons gentils et supposons que tout ça a été fait sans que le ministre Lobognon ne soit informé ou qu’il ne se doute de rien alors que son DAAF est censé suivre toutes les opérations sur ce compte où était logé les 3,5 milliards. Ne serait-ce pas là, la preuve d’une légèreté parfaitement coupable qui mérite une sanction exemplaire ? Mais comme - selon les sources de « L’Eléphant » - le Régisseur prétend que tous les bénéficiaires ont été envoyés par le ministre, ce sera aux enquêteurs de démêler le vrai du faux dans une autre confrontation avec l’ensemble des bénéficiaires, le ministre et le Régisseur.
Les dépassements budgétaires de la FIF
Selon un tableau dressé par les vérificateurs de l’Inspection Générale du Trésor (voir document 5) après la CAN, sur les rubriques identifiées par la FIF et qui ont abouti au décaissement des 3,5 milliards, des dépenses ont été effectuées dans certaines rubriques au-delà de ce qui avait été budgétisé. Il en est ainsi de l’hébergement (Abu-Dhabi et Guinée Equatoriale), budgétisé à 328 millions mais dépassé à hauteur de 217 millions, soit 546 millions au final pour l’hébergement. Il en est également de même de l’assurance, budgétisée à 20 millions et passée finalement à 36 millions. Il en est de même pour les « Divers », budgétisés à 35 millions mais passés finalement à 89 millions, soit un dépassement budgétaire total de 287 millions de FCFA.
Interrogée par « L’Eléphant », les responsables de la FIF répondent que « ce sont des choses normales et que tous les justificatifs authentifiés sont disponibles et ont été fournis ».
Dans le même temps, les vérificateurs écrivent que sur d’autres rubriques, la FIF a réalisé des bénéfices. Ainsi, la mission d’exploration à Abu-Dhabi avant l’arrivée des joueurs, budgétisée à 15 millions, n’a pas été effectuée. Elle a été réalisée au téléphone. LLes 15 millions de cette rubrique n’ont donc pas été dépensés. Sur le transport aérien, budgétisé à 500 millions, une économie de 68 millions a été réalisée. Sur les matches amicaux, une économie de 74 millions a été réalisée. Il en est de même pour la location de véhicules, budgétisée à 59 millions sur lesquels seuls six millions ont été dépensés, soit une économie de 52 millions.
Sur les rubriques « honoraires et frais de missions », « remboursements », « pharmacie et actes médicaux », une économie d’environ 40 millions a été réalisée. Au total, selon l’Inspection Générale du Trésor, la FIF a réalisé sur son budget, une économie d’environ 250 millions de FCFA. Cette économie, suivant le tableau, fait chuter les dépassements budgétaires à environ 37 millions de FCFA.
La fédération n’ayant pas géré les primes des joueurs, laissées au ministre, d’où peuvent bien sortir ces 37 millions ? A cette question, à la FIF, on répond que « selon nos calculs à nous, après toutes les dépenses sans les primes des joueurs, nous avons réalisé une économie d’environ 100 millions et nous avons les documents qui l’attestent. Nous allons faire un croisement entre les données fournies par l’Inspection Générale du Trésor et nos données à nous. Le problème, c’est que cette économie que nous avons réalisée a été dépensée sans qu’on n’en soit informé. » Les enquêteurs nous situeront sans doute sur tous ces aspects.
Les dépenses du ministre et/ou au nom du ministre
Bien qu’aucune rubrique n’ait été prévue dans le budget pour le ministère qui disait lui-même disposer d’une enveloppe de 300 millions pour la FIF sur une dotation annuelle de 4 milliards pour l’ensemble des 52 fédérations - le ministre s’est arrangé avec le Régisseur pour dépenser sur le budget de la CAN, selon l’Inspection Générale du Trésor, la somme de 312 millions dont 109.850.000 FCFA remise en espèces au ministre (« L’Eléphant » a déjà publié certaines décharges ) et 75 millions remis en espèces à son Chef de Cabinet Beugrefoh Fulbert. Lequel, selon un courrier du Régisseur en date du 17 mars 2015, n’avait pas encore fourni le moindre justificatif de l’utilisation de cette somme. A la confrontation avec le ministre d’Etat, Beugrefoh a tenté de nier avoir reçu 75 millions mais plutôt 68 millions. Mais il a été rapidement confondu par la décharge qu’il a signée lui-même et à laquelle il a agrafé sa pièce d’identité. Et sur cette décharge, il est bien mentionné la somme de 75 millions. Comment a-t-il pu décharger pour un montant de 75 millions tout en sachant qu’il ne lui a été remis que 68 millions ? Selon le ministre, les 75 millions ont servi à prendre en charge les journalistes, les députés, etc. Le ministre et son Chef-Cab ont donc reçu en espèce la somme de 184,850 millions de FCFA. Sur quelles rubriques ce montant a été pris ? Sur les 312 millions, il ne reste donc plus qu’environ 127 millions. L’inspection Générale du Trésor n’a pas encore trouvé de pièces justificatives pour ce montant. En réalité, le montant donné par l’Inspection Générale du Trésor comme ayant été directement dépensé par le ministre et son Chef de cabinet est inférieur à celui que le Régisseur a signifié dans un courrier dont « L’Eléphant » s’est procuré une copie. Un courrier dont le contenu est accablant pour le ministre qui prétendait ne pas être au courant après la CAN, que les primes des joueurs n’avaient pas été totalement payées. Dans ce courrier, (lire encadré 1), le Régisseur écrit que l’argent prélevé sur le budget de la CAN pour le compte du ministère est de 333,134 millions de FCFA. Pour faire quoi ?
Des envoyés comme s’il en pleuvait !
Pour obtenir ce montant, le Régisseur a additionné l’ensemble des montants en liquide sortis pour le ministre, pour son Chef de cabinet et pour un ensemble de personnes dont des collaborateurs du ministre, des inconnus, etc. Ici également, les enquêteurs vont devoir organiser une confrontation entre le ministre et le Régisseur. En attendant, « L’Eléphant » a réussi à se procurer quelques décharges laissées par des collaborateurs de Lobognon après avoir reçu de l’argent, pour des motifs parfois renversants.
Ainsi, un certain Miky Houssen, prétendant avoir été envoyé par le ministre, s’en est allé avec 6,3 millions de FCFA en signant la décharge N°0000873 sans mentionner le motif.
Le 18 février 2015, sur une décharge portant la signature du ministre lui-même (voir doc. 6), deux millions ont été remis comme argent de poche à un certain Timité, mis à la retraite à la FIF, Yéo Martial et Wayou Kaba (un autre retraité), pour une mission pour la CAN Cadet 2015 au Niger.
Le 10 février 2015, une certaine Kokora Michelle Anna a reçu 2,5 millions pour « l’achat de paniers pour les présentations de vœux de fin d’année » au ministère ? Elle a signé la décharge N°0000950 avec un cachet mentionnant le nom « Friandiz », sans doute une société dont elle est la responsable et qui a remporté le marché de l’organisation de cette cérémonie ?
Le 4 mars 2015, un certain Bolou Bouabré Fidèle a reçu 300 mille pour la « confection de cartes de vœux pour le ministre ». Ne riez pas, c’est de l’argent public devant servir à payer les primes des joueurs. Et ça sert à confectionner des cartes de vœux pour le ministre après la CAN ?
Mais ce n’est pas tout. Dans la foulée, le Conseiller technique du ministre chargé de la Communication, Fernand Dédeh, a reçu 1,5 million de FCFA. Dans la case « devant servir à… » de la décharge N°0000979 qu’il a signée en y collant une photocopie de sa pièce d’identité, aucune mention n’est marquée. Cet argent devait servir à quoi, après la CAN et alors que les joueurs attendaient leurs primes ? Et dire qu’il reproche à « L’Eléphant » d’en vouloir à tort à Lobognon qui se battrait pour instaurer la transparence dans le milieu du sport ivoirien.
Quand on remonte un peu le temps jusqu’au 4 février, on découvre qu’une certaine Kacou Marie Claire qui serait la secrétaire du ministre, a reçu 500.000 FCFA au titre des « actions du ministre » en signant la décharge N°000948 agrafée à sa pièce d’identité. Quelques jours plus tard, la même personne a reçu encore 500.000 FCFA au titre des « Actions du Ministre ». Mais peut-être que le ministre n’était pas au courant de tout ça ! Et ce Régisseur qui ne faisait que décaisser en sachant que cet argent est destiné aux joueurs ?
Ce n’est pas fini. Le 11 février, un certain Diaby Zoumanan s’est tiré avec cinq millions au titre des « Actions du ministre). Sur sa pièce d’identité jointe à la décharge N°000961, on peut lire qu’il est né à Bocanda, et se dit chargé de mission. Du ministre ?
Ce n’est pas tout. Apparemment les deux millions remis aux envoyés du ministre au Niger n’ont pas suffi. Car le Régisseur leur a envoyé encore la somme de 2,5 millions par « Western Union » le 20 février 2015. Celui qui a retiré cet argent répond au nom de Kabi Appolinaire Wayou.
« L’Eléphant » n’a pu mettre la patte sur le document mais une source lui a confirmé que des dizaines de millions auraient servi à offrir un véhicule de luxe à une demoiselle proche d’on ne sait qui dans le ministère…mais cela ne peut être sans doute qu’une vilaine rumeur !
Quant à nos cinq Honorables députés, invités de Lobognon, chacun a reçu, avant de quitter Abidjan pour un séjour de 24 heures à Malabo, la somme d’un million en liquide comme argent de poche.
Toutes ses largesses non prévues au budget de la CAN alors que les joueurs n’avaient pas encore reçu leurs primes, se sont donc élevées, sur la base du courrier du Régisseur adressé au Directeur de cabinet de Lobognon, à 333,134 millions de FCFA.
Le Régisseur lui-même, selon le rapport de l’Inspection Générale du Trésor, a effectué des retraits pour son propre compte à hauteur de 180 millions de FCFA. Qui est fou ?
Quand on additionne les 317 millions payés à des sociétés avant même la CAN, les 333 millions du ministère et les 180 millions du Régisseur, on se retrouve à plus de 830 millions de FCFA dépensés hors budget de la CAN. Or, selon la FIF, le montant dû aux joueurs et aux encadreurs serait de 785 millions de FCFA.
Il ne reste plus aux enquêteurs de l’Etat, à appeler tout le monde (FIF, Ministère, Régisseur, prestataires de services fictifs ou réels, bénéficiaires envoyés ou non par le ministre), à s’expliquer sur ce qui s’est passé, pièces à l’appui. La vérité ne devrait pas être si difficile à découvrir…
A quoi ça tient la bonne gouvernance…
ASSALE TIEMOKO


12/06/2015
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Une du 30/06/2015
L'Edito
Avec la classe politique sans vision qui est celle de ce pays depuis la mort du premier président, les ivoiriens ont encore de beaux jours de souffrances devant eux.

Voilà pratiquement 21ans que cette classe politique infernale et totalement irresponsable a pris en otage tout un peuple sur le dos duquel elle goinfre sans tempérance et qu’elle maintient par une stratégie dont les fondements  échappent à tout esprit rationnel, dans les tréfonds  de la misère noire, affreuse. Quelle solution propose-t-elle pour lutter  contre le chômage endémique et notamment celui des jeunes ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle contre la corruption qui gangrène une administration publique désorganisée et inefficace ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle pour lutter contre la misère qui touche plus de la moitié de la population ? Aucune !

Depuis 21ans, c’est, chaque année, la même chose ! Les problèmes des ivoiriens sont relégués au sixième plan, pendant que les politiciens, regroupées au sein de gouvernement dits d’union nationale ou de réconciliation, s’engraissent sur la bête ! En remettant à demain la prise en compte des problèmes d’un peuple essoufflé et complètement désabusé.
Après huit année de crise militaro-politique, ils ont invités les ivoiriens à qui personne n’avait donné la parole pendant dix ans, à se rendre dans les urnes pour élire un nouveau président. Sous le prétexte que cette élection était la solution pour sortir de la crise pour que, enfin, leurs préoccupations soient prises en compte.
Sauf que pour récompenser le peuple de sa mobilisation, ils lui ont servi du plomb, du feu, des bombes et des armes.

Depuis un nouveau pouvoir s’est installé mais les vrai problèmes des ivoiriens sont toujours au sol des priorités. La gratuité des soins, projets parfaitement mal conçu et mal exécuté mais cependant annoncé en grandes pompes, à coûter cher aux malades dans les hôpitaux publics. On ne compte plus les victimes de cette politique…
Mais alors que les ivoiriens continuent  de mourir pour les ordonnances médicales de moins de 2000FCFA, la classe politique depuis, quelques années et sans doute à cause des échéances électorales qui s’annoncent a commencer à retrouver ses sensations.

Dans la presse déchainée
De Touré Mamadou (Rdr), dans (« Soir Info »,28/03/)
Blé Goudé n’a pas répondu aux questions essentielles du juge, mais c’est un personnage controversé. On est encore dans du théâtre. » Dommage que Touré Mamadou n’ait pas été à la place du juge !
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Caricature
Dernièrement à la une
Le P'tit livre d'Akissi Jeannette
Qu’est-ce que j’apprends? Le procureur de la République Adou Richard a libéré 50 pro-Gbagbo dont Affi, et dégelé 31 comptes bancaires sous réserve de l’apurement des dettes fiscales et bancaires? C’est une bonne nouvelle, n’est-ce pas? Mon tendre époux félicitera certainement Gnénéma Coulibaly pour avoir permis de libérer ces personnes dans le cadre du dialogue FPI-gouvernement. J’en connais toutefois des mauvaises langues, qui se baseront sur le fait qu’Affi N’guessan faisant partie du lot, c’était un nouveau deal. Un conseil aux irréductibles pro-Gbagbo, adoucissez le cœur de chouchou en restant calmes et disciplinés et on permettra à plus de prisonniers pro-Gbagbo de humer l’air frais de la liberté, tout en dégelant davantage de comptes! A bon entendeur…

Qui a dit que l’émergence de la Côte d’Ivoire ne sera pas pour bientôt, avec toute cette débauche d’énergie de la part de chouchou? Il vient encore une fois de faire démentir ces détracteurs en se rendant récemment au Maroc avec 150 chefs d’entreprises ivoiriens, pour le forum à Marrakech sur le thème: «Maroc-Côte d’Ivoire: une dynamique de co-émergence en marche»; à la suite duquel 26 accords entre la Côte d’ivoire et le Maroc ont été signés. Qui dit mieux? D’ailleurs ce séjour marocain était tellement riche en découvertes, que j’ai été subjuguée par le «Jardin Majorelle» de Marrakech que j’ai pu découvrir à l’invitation de son Altesse Lalla Salma. Quel bonheur de visiter un tel paradis qui porte la marque du célèbre couturier Yves Saint Laurent! Je vais proposer à mon tendre époux de penser à en ériger un semblable sur les bords de la lagune Ebrié…

Qu’est ce que j’apprends encore? Après la déconvenue de ses joueurs face au Syli national de Guinée, Hervé Renard a affirmé que s’il était journaliste il titrerait pour parler de ce match, de «tristesse»? Humm, ça, ce n’est pas bon signe! Surtout que mon indéboulonnable époux a tout fait pour qu’ils effectuent le déplacement à Malabo dans le cadre de cette CAN. Décidemment, nous n’avons qu’à croiser les doigts pour que les Eléphants ne ratent pas le match de demain face au Mali! Mais quel que soit le dégré de participation de cette équipe à cette CAN, je demanderai à chouchou à leur retour, d’effectuer une visite d’Etat au pays d’Angela Merkel avec Hervé Renard et toute sa bande, pour leur donner l’esprit de compétition et de victoire, en prélude à l’émergence qui ne aurait se faire sans notre équipe nationale!
La nouvelle secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie est connue. Et c’est une dame de nationalité canadienne. Son nom, Michaëlle Jean. Elle était d’ailleurs, la seule femme parmi les cinq prétendants au poste. Moi je lui fais confiance. Je sais qu’elle pourra rallier beauté et intelligence pour la pérennisation de la Francophonie. Je ne sais pas si vous avez suivi la cérémonie comme moi, mais je n’avais pas l’impression que le secrétaire sortant, Abdou Diouf, se réjouissait de prendre du repos. Ce n’est qu’une impression, j’ai dit.

Toujours à la cérémonie de la Francophonie, le président français François Hollande, dans ses habits de père de famille, n’a pas hésité à tancer ces dirigeants africains qui aiment à modifier leur constitution pour s’éterniser au pouvoir. A peine s’il ne se réjouissait pas du triste sort des présidents burkinabé et tunisien. J’imagine que cela n’a pas du tout fait plaisir à ceux qui se sont sentis directement visés par ses propos…Le doyen des dirigeants africains, Paul Biya, solennellement appelé au pupitre pour prononcer un discours, a dû rire jaune après… Il comptabilise tout de même 32 ans de gestion sans partage du pouvoir au Cameroun. Formidable, le peuple camerounais ! Ils aiment bien critiquer ce qui se passe chez Chouchou, mais le cas de Biya ne les préoccupe guère !

Qu’est ce que c’est que ces manifestations de protestation contre la suppression des sachets plastiques? Le gouvernement a suffisamment communiqué là-dessus, non? Et c’est pour une bonne cause, je crois. Même si cela va engendrer la suppression de milliers d’emplois, ce qui n’est pas fait pour aider Chouchou, je pense que le plus important pour mon époux et moi, c’est de protéger la santé et l’environnement des Ivoiriens…L’émergence, c’est aussi beaucoup de sacrifices…Philipe Légré devrait inscrire cela dans ses explications sur l’appel de Daoukro.
Zig-zag de l'Eléphant
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