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  • LEléphant Déchaîné est un bi-hebdomadaire satirique indépendant paraissant en Côte d Ivoire les mardi et vendredi
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Pour désengorger les zones industrielles de Koumassi et de Yopougon et permettre aux entreprises qui manifestent le besoin de s’installer en Côte d’Ivoire de le faire, le gouvernement a pris la résolution de créer une nouvelle zone industrielle dans la périphérie abidjanaise, précisément à PK 24. Mais que de zones d’ombres dans ce projet!
De la création d’un Parc industriel
Le ministre de l’Industrie et des Mines Jean Claude Brou, s’impatiente d’ailleurs de la réalisation de ce projet cher à son département ministériel. «La demande des industriels est forte. Nous avons plus de 70 dossiers en attente. Nous avons reçu beaucoup de demandes en marge du forum ‘’Investir en Côte d’Ivoire’’. Nous voulons accélérer le développement de PK24 pour disposer d’un espace pour les investisseurs». Déclarait-il lors de la visite d’une délégation de la Banque mondiale, avec à sa tête Bertrand Badré, Directeur chargé des finances, le 11/4. La parcelle, située dans la zone comprise entre PK 24 de l’autoroute du Nord et le village d’Attinguié baptisée «Parc industriel», limitée par les rivières Gobouet, Sofi, Sovêvê et l’ancienne autoroute d’Akoupé-Allokoua, déclenche déjà les appétits d’individus au-dessus de tout soupçon dans le cercle du pouvoir. Dans une lettre émouvante adressée au Premier ministre, en date du 16 /9 et dont «L’Eléphant» a pu obtenir une copie, les populations affirment qu’elles sont «émues et indignées» par les agissements des ministères de la Construction et de l’Industrie, et un groupe d’individus. «La population d’Akoupé-Zeudji ne refusera jamais de contribuer au développement de son pays et de faire siens les grands projets étatiques. Elle sait que les habitants d’un continent, d’un pays se distinguent par les limites bien déterminées du territoire qu’ils occupent (...). Il y a des terres occupées par les habitants et réservées par l’Etat pour des générations futures et pour les activités nationales, d’intérêt général, ayant bien aussi des limites. C’est pourquoi, la forte population d’Akoupé-Zeudji, qui ne vit que par l’agriculture a toujours exercé dans les limites du périmètre de son village, bien que cette terre ne lui suffise pas, vu sa croissante évolution démographique (…). Nous refusons de croire que l’Etat qui a le devoir de garantir la vie de sa population, de protéger les biens, de lutter contre la pauvreté puisse nous exproprier des terres que nous occupons depuis toujours pour notre survie, patrimoine de nos générations futures».
Mieux, la population estime qu’interdiction lui est faite par les services des ministères de la Construction, du logement, de l’assainissement et de l’urbanisme, et du ministère de l’Industrie et des Mines de faire de la culture pérenne ou de céder un lopin de cette parcelle à une tierce personne.
Entre temps, l’Etat, comme à son habitude, très lentement, se presse pour tenir ses engagements vis-à-vis de ces populations par la purge des droits.
Une affaire de 4 milliards 700 millions F CFA…
Au commencement un groupe appelé Anouanzè (entente chez les Akan). Servant d’intermédiaire entre le ministère et les villageois, ce groupe constitué de certains fils du village et de personnes qui ne sont pas du département, se présente au ministère de la Construction comme étant l’interlocuteur crédible et direct dans cette transaction foncière. Mais avant, il (Anouanzè) prend le soin de dire aux villageois qu’il serait en train d’entreprendre des démarches pour que ces derniers aient tous les documents afférents à leur parcelle. Les pièces administratives sont collectées par le groupe Anouanzè-Ivoire pour les besoins de l’administration. Et les villageois n’y voient pas d’inconvénients, sauf une poignée, qui décide de ne pas contracter avec ce groupe. Curieux de comprendre cet intérêt du Groupe Anouanzè-Ivoire pour cette parcelle, l’infernal quadrupède s’est approché de Andé Lucien, fils du village d’Akoupé -Zeudji, apporteur d’affaire et membre du Groupe Anouanzé-Ivoire. Voici sa version des faits: «En 2006, le groupe Anouanzè-Ivoire dirigé par Mr Atsin Achi Jean Claude m’a contacté pour l’immatriculation de notre parcelle. Dans sa démarche, le groupe a approché la chefferie d’alors, la jeunesse et les propriétaires terriens de part devant huissier. Nous avons mis sur pied un collectif de propriétaires terriens dirigé par Yapi Adjè Charles, propriétaire terrien de plus de 20 hectares. Ce collectif est notarié par Maître Coulibaly. Nous avons procédé a une délimitation de 1309 hectares qui constituent notre polygonale. Ensuite le découpage parcellaire a été fait. Et nous avons pu avoir 400 parcelles appartenant à 250 propriétaires. Ensuite une enquête de commodo et incommodo de 30 jours à partir du 8 juin 2011 a été lancée par Mme la Sous-préfet actuelle d’Anyama, Gnabro née Lobli Zohon Nicole et a enregistré au nom de Groupe Anouanzè-Ivoire, opérateurs financiers et topographiques du projet. La délimitation parcellaire va donc aboutir à l’immatriculation. Car nous ne sommes pas dans un projet de lotissement. Un mois après la fin de l’enquête, Mme le sous-préfet, actuellement encore à Anyama s’est déplacée dans le village d’Akoupé-Zeudji pour s’entretenir avec les villageois et toute la chefferie sur la place publique. Des 250 propriétaires, 8 ont exprimé leur non appartenance au projet. Vue la majorité de propriétaires qui sont d’accord, elle donne un avis favorable. Ensuite, le préfet de région d’Abidjan, Issa Diakité, a certifié le dossier. Le chef de village actuel, Seka Agba Jean a eu connaissance du dossier et a demandé aux services du ministère de la Construction d’effectuer une visite pour le bornage contradictoire. Deux semaines après, les services sont effectivement arrivés et ont effectué leur mission. Il en est sorti la validation du dossier topographique à travers la signature du Directeur de la topographie, Adjoumani. K. Parfait, le 19 septembre 2012, après bien sûr la visite contradictoire des agents du ministère qui a confirmé les 1309 hectares que nous avons déclaré. Après toutes ses démarches, c’est lorsque le dossier était sur la table du ministre que, le gouvernement dans sa quête d’une nouvelle zone industrielle, a pris un décret le 6 février 2013 pour réserver 940 hectares en vue du nouveau Parc industriel».
Début des convoitises
Des 940 hectares réservés par le gouvernement ivoirien, 728 se trouvent dans le polygonale de Anouanzè-Ivoire dont les 250 propriétaires sont de Akoupé-Zeudji, 17 hectares dans la réserve de la communauté villageoise de Akoupé Zeudji, et 147 hectares à Ananeraie. Après le décret pris en Conseil des ministres le 6 février 2013 pour la réservation des 940 hectares, le ministre de la Construction, Sanogo Mamadou lui-même, convoque une réunion qu’il préside. A cette rencontre se trouvait Dr Yapo Yapo, représentant le chef, le président de la mutuelle d’Akoupé Zeudji Obo Aman Siméon, l’ex- ministre des Eaux et Forêts, et Angèle Boka fille du village d’Akoupé-Zeudji et présidente de la commission foncière du village. Le ministre de la Construction Sanogo Mamadou, signifie à cette réunion que tous les lotissements effectués dans les 1309 hectares, sont nuls. Mieux, les travaux du Groupe Anouanzè sont retenus, parce qu’il ne s’agit pas d’un lotissement, mais plutôt d’une opération d’immatriculation. Sanogo Manogo enjoint au chef Seka Agba Jean de convoquer une réunion pour explication et diffusion de la décision du Conseil des ministres du 6 février 2013. Mais avant de prendre congé de ses hôtes, Sanogo Mamadou demande aux parties (communauté villageoise, collectif des propriétaires terriens), à l’exception du Groupe Anouanzè-Ivoire, de réfléchir au prix du mètre carré. Une autre rencontre est organisée pour cette fois-ci parler de purge des droits. Des discussions, il est ressorti que l’Etat ne peut payer que 2500 F CFA le mètre carré, au lieu de 5000 F CFA comme le voulaient les villageois. Eh bien, à cette rencontre l’intermédiaire Anouanzè-Ivoire n’était pas là. Toutefois, une convention liait ceux qui ont contracté avec Anouanzé. Et il était convenu, après vérification de «L’Eléphant», que chaque propriétaire devrait verser la somme de 500 FCFA par mètre carré au groupe Anouanzé, du fait qu’il est l’opérateur topographique. Et étant donné que c’est lui qui a procédé à l’immatriculation des terres et à l’identification des propriétaires terriens sur sa polygonale de 1309 hectares dont 728 sont engloutis par le parc industriel. «Nous avons procédé à l’immatriculation. Vous savez que cela a un coup. Pour rentrer dans nos fonds nous nous sommes convenus sur la somme de 500 FCFA sur le mètre carré lorsque que nous aurons des acquéreurs». Rappelle Andé Lucien.
Les actions du ministère de la Construction
Devant les accusations et la montée d’adrénaline dans le village d’Akoupé-Zeudji, peuplé de 30 000 âmes, Mme la Sous-préfet d’Anyama, Gnabro née Lobli Zohon Nicole convoque sur la place publique, à Akoupé-Zeudji, le jeudi 23 octobre 2014, une séance qu’elle qualifie de «séance de clarification». Sans toutefois compter avec la présence de «l’Eléphant» qui a pu s’y infiltrer quoique ne faisant pas partie des invités pour l’occasion. Tenant le crachoir, Mme la Sous-préfet, pour la circonstance maîtresse de cérémonie, invite Traoré Mefoua dont le nom se trouve sur tous les documents comme représentant de l’Etat via le ministère de la Construction, à Akoupé-Zeudji, pour expliquer les tenants et aboutissant du projet. Mieux, faire le point de toutes les négociations. Large extrait de son speech: «Je suis Traoré Mefoua, Chef du service de la Promotion et l’Accès au foncier, devenu depuis le 03/10/14, service de la Recherche de foncier pour les grands chantiers de l’Etat. Les deux zones industrielles étant désuètes, l’Etat a décidé de créer une nouvelle zone industrielle et nous avons identifié la parcelle de PK24 depuis 2012. Cette zone n’était pas prévue dans le plan pour abriter une zone industrielle. Avant l’identification, il y avait la SCB qui exploitait la zone à des fins agricoles. Nous avons commencé les discussions en juillet pour les achever en septembre. Et nous avions demandé à la SCB, détenteur de la parcelle mais pas propriétaire, de libérer la parcelle. Nous avons procédé à des vérifications pour savoir si elle n’avait pas de titre foncier et encore si la parcelle n’avait pas été morcelée. C’est ainsi que nous avons obtenu une grande polygonale de 1309 hectares. Nous sommes entrés en contact avec les opérateurs qui ont travaillé sur les lieux. D’où l’entrée en jeu d’Anouanzè qui a mis à disposition sa parcelle. Et surtout que le découpage parcellaire étant déjà fait, nous avons saisi l’occasion et rendu compte au gouvernement. Avec l’ensemble des documents, nous avons fait une délimitation sur carte. De septembre 2012 à décembre 2012, nous avons négocié avec le comité de gestion, l’opérateur présent sur la polygonale. Nous sommes tombés finalement d’accord sur le coût de la purge qui est de 2500 FCFA le mètre carré. C’est une affaire de 20 milliards FCFA. Nous avons pris en compte les desiderata de la population et les exigences de la SCB qui a donné des avances de location jusqu’en 2019. (…) En 2014, un décret d’utilité publique en même temps qu’un décret sur les bordures de l’autoroute est pris. Il précise que la parcelle est déclarée d’utilité publique. Aucune transformation ne devrait se faire de sorte que l’Etat puisse prendre en compte tous les paramètres pour les purges. (…) Le Conseil des ministres de Daoukro évoque la mise en valeur de la parcelle avec une phase pilote de 50 hectares. En dépit de la déclaration d’utilité publique, des opérateurs se sont installés et ce sont les fils de ce village qui ont facilité leur installation. Je les ai appelés et je leur ai conseillé de ne pas céder à cela. (…). »
La population n’est pas associée!
«Je reçois un appel du district d’Abidjan qui dit que les populations leur ont adressé une lettre dans laquelle il est mentionné qu’elles n’ont pas été associées à la prise du décret. Je rétorque que la prise d’un décret d’utilité publique n’a pas besoin d’associer les populations. La négociation étant déjà faite, et ce dans le respect des intérêts des populations». Explique Traoré Mefoua, devant un monde massé sur la place publique d’Akoupé-Zeudji pour prendre part à cette «séance de clarification». Aussi précisera-t-il que le ministre n’entend pas aller dans tous les sens. «Nous sommes à l’œuvre à l’effet de faire face à la purge des droits coutumiers. De sorte que les populations qui attendent depuis deux ans puissent avoir leur purge. (…) Notre souci est de préserver l’inviolabilité de cette zone». Parole de Traoré Mefoua qui rassure la population que l’Etat n’entend pas la spolier de ses droits!
Les griefs de Mme le Sous-préfet
Est-ce à dire que l’Etat fonctionne mal? C’est tout comme, au regard de la déclaration du Sous- Préfet d’Anyama Gnabro née Lobli Zohon Nicole, qui estime qu’elle n’a pas été associée au projet. «Dans le cadre de ce dossier, c’est le Sous-préfet qui a été lésé. Nous n’avons pas été associés en amont comme en aval. On a associé certaines populations, des opérateurs, mais pas madame la Sous- préfet. Mais nous sommes ici parce qu’il y a du ‘’ça va pas ‘’. L’Etat ne peut pas être dans cette position et régler les problèmes d’ Akoupé Zeudji. Je suis l’administration déconcentrée. Je représente l’Etat. Pour un tel projet, on approche le Sous- préfet. Si j avais été associée, on n’allait pas en arriver là ». Message transmis aux ministres Sanogo Mamadou et Jean Claude Brou. Même si la population estime que l’Etat a le pouvoir exorbitant de l’exproprier, elle grogne contre la méthode du gouvernement. «Nous ne nous opposons pas au gouvernement. Mais c’est la manière de procéder que nous déplorons». Affirme Seka Agba Jean, chef du village d’Akoupé-Zeudji. Comme si c’était le genre de l’Etat ivoirien de se préoccuper de l’avis des populations dans la prise des décisions qui touchent à leur patrimoine.
ALI TOURE

IN "L'ELEPHANT DECHAINE" N° 306


04/12/2014
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Une du 09/12/2014
L'Edito
Avec la classe politique sans vision qui est celle de ce pays depuis la mort du premier président, les ivoiriens ont encore de beaux jours de souffrances devant eux.

Voilà pratiquement 21ans que cette classe politique infernale et totalement irresponsable a pris en otage tout un peuple sur le dos duquel elle goinfre sans tempérance et qu’elle maintient par une stratégie dont les fondements  échappent à tout esprit rationnel, dans les tréfonds  de la misère noire, affreuse. Quelle solution propose-t-elle pour lutter  contre le chômage endémique et notamment celui des jeunes ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle contre la corruption qui gangrène une administration publique désorganisée et inefficace ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle pour lutter contre la misère qui touche plus de la moitié de la population ? Aucune !

Depuis 21ans, c’est, chaque année, la même chose ! Les problèmes des ivoiriens sont relégués au sixième plan, pendant que les politiciens, regroupées au sein de gouvernement dits d’union nationale ou de réconciliation, s’engraissent sur la bête ! En remettant à demain la prise en compte des problèmes d’un peuple essoufflé et complètement désabusé.
Après huit année de crise militaro-politique, ils ont invités les ivoiriens à qui personne n’avait donné la parole pendant dix ans, à se rendre dans les urnes pour élire un nouveau président. Sous le prétexte que cette élection était la solution pour sortir de la crise pour que, enfin, leurs préoccupations soient prises en compte.
Sauf que pour récompenser le peuple de sa mobilisation, ils lui ont servi du plomb, du feu, des bombes et des armes.

Depuis un nouveau pouvoir s’est installé mais les vrai problèmes des ivoiriens sont toujours au sol des priorités. La gratuité des soins, projets parfaitement mal conçu et mal exécuté mais cependant annoncé en grandes pompes, à coûter cher aux malades dans les hôpitaux publics. On ne compte plus les victimes de cette politique…
Mais alors que les ivoiriens continuent  de mourir pour les ordonnances médicales de moins de 2000FCFA, la classe politique depuis, quelques années et sans doute à cause des échéances électorales qui s’annoncent a commencer à retrouver ses sensations.

Dans la presse déchainée
De Touré Mamadou (Rdr), dans (« Soir Info »,28/03/)
Blé Goudé n’a pas répondu aux questions essentielles du juge, mais c’est un personnage controversé. On est encore dans du théâtre. » Dommage que Touré Mamadou n’ait pas été à la place du juge !
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Caricature
Dernièrement à la une
Le P'tit livre d'Akissi Jeannette
La nouvelle secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie est connue. Et c’est une dame de nationalité canadienne. Son nom, Michaëlle Jean. Elle était d’ailleurs, la seule femme parmi les cinq prétendants au poste. Moi je lui fais confiance. Je sais qu’elle pourra rallier beauté et intelligence pour la pérennisation de la Francophonie. Je ne sais pas si vous avez suivi la cérémonie comme moi, mais je n’avais pas l’impression que le secrétaire sortant, Abdou Diouf, se réjouissait de prendre du repos. Ce n’est qu’une impression, j’ai dit.

Toujours à la cérémonie de la Francophonie, le président français François Hollande, dans ses habits de père de famille, n’a pas hésité à tancer ces dirigeants africains qui aiment à modifier leur constitution pour s’éterniser au pouvoir. A peine s’il ne se réjouissait pas du triste sort des présidents burkinabé et tunisien. J’imagine que cela n’a pas du tout fait plaisir à ceux qui se sont sentis directement visés par ses propos…Le doyen des dirigeants africains, Paul Biya, solennellement appelé au pupitre pour prononcer un discours, a dû rire jaune après… Il comptabilise tout de même 32 ans de gestion sans partage du pouvoir au Cameroun. Formidable, le peuple camerounais ! Ils aiment bien critiquer ce qui se passe chez Chouchou, mais le cas de Biya ne les préoccupe guère !

Qu’est ce que c’est que ces manifestations de protestation contre la suppression des sachets plastiques? Le gouvernement a suffisamment communiqué là-dessus, non? Et c’est pour une bonne cause, je crois. Même si cela va engendrer la suppression de milliers d’emplois, ce qui n’est pas fait pour aider Chouchou, je pense que le plus important pour mon époux et moi, c’est de protéger la santé et l’environnement des Ivoiriens…L’émergence, c’est aussi beaucoup de sacrifices…Philipe Légré devrait inscrire cela dans ses explications sur l’appel de Daoukro.
Comme le pressentait chouchou, la révolte du peuple burkinabè a eu raison de Blaise Compaoré. Et depuis vendredi soir, mon époux a accepté de l’accueillir sur la paisible terre de Yamoussoukro afin qu’il y retrouve ses esprits et fasse aussi le deuil de sa présidence. Je rappelle pour ceux qui l’ignorent qu’en plus du titre de grand frère, Blaise Compaoré est aussi le beau des Ivoiriens. Puisqu’il a marié Chantal, une authentique fille Baoulé. On dit même qu’elle serait membre de la famille d’Houphouët. Une raison suffisante pour que les Ivoiriens lui ouvrent grand les bras… Soit dit en passant, j’espère que notre beau à tous, apprécie les petits plats que lui concoctent les maîtres cuisiniers de l’Hôtel Président…

Oui, Blaise a demandé l’exil politique à la Côte d’Ivoire. Quoi de plus normal. Pour les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui lient nos deux pays et aussi pour les liens forts qui unissent les deux hommes, vous ne pensiez pas que chouchou allait lui tourner le dos tout de même ? J’entends déjà les pros-Gbagbo réclamer son départ du pays. Ces éternels grognons ont vite fait de qualifier son exil de doré. En quoi est-ce qu’il mène un exil doré ? Entre nous, un président, même déchu, peut s’offrir une vie dorée, surtout en Afrique ; on se comprend. Je voudrais donc souligner que le coût de son séjour et les petites envies à l’ivoirienne du beau seront supportés par la caisse de souveraineté de chouchou. Et n’oublions pas que La Côte d’Ivoire est une terre d’hospitalité…

Pourquoi les militaires aiment tant le pouvoir au Burkina Faso. Sur sept présidents que ce pays a connus, six sont des militaires et aucun n’a quitté le pouvoir de son plein gré.
Et les voilà encore, après le départ de notre ami Blaise Compaoré suite à une forte colère du peuple, qui s’empressent de récupérer sans honte un pouvoir qu’ils n’ont pas conquis. Il gagnerait à faire très attention ce lieutenant-colonel Zida. S’il se fait chasser par les Burkinabè, on n’a plus de place ici pour le recevoir. Il gagnerait donc à vite remettre le pouvoir aux civils, lui qui a suspendu la Constitution.
Zig-zag de l'Eléphant
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