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  • LEléphant Déchaîné est un bi-hebdomadaire satirique indépendant paraissant en Côte d Ivoire les mardi et vendredi
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Le mercredi 20 janvier, la grande famille de la Presse ivoirienne s’est retrouvée au Palais présidentiel pour la cérémonie d’échanges de vœux de nouvel an avec le chef de l’Etat. A cette occasion, c’est à Assalé Tiémoko, membre du Bureau Exécutif du Gepci qu’il est revenu l’honneur de parler au nom de l’ensemble du patronat de la presse, en l’absence du président, Amédée Assi, en mission, hors du pays. Le moins qu’on puisse dire, c’est que pour la première fois depuis l’institution par le Président Ouattara, de cette quasi-«tradition» républicaine, des vérités ont été dites par le porte-parole du Gepci. Lequel a soulevé des questions tellement importantes que l’ensemble des personnes présentes dans la salle des «Pas Perdus» du Palais n’a pas manqué de le féliciter, d’autant plus que le chef de l’Etat lui-même est longuement revenu sur le contenu de ce discours qui est déjà qualifié d’historique. Des confrères ont intégralement publié ce discours dans leur édition d’hier, mais à «tout seigneur tout honneur», c’est à nous de revenir sur le débat en publiant aussi ce discours et faire en sorte que le débat, comme le chef de l’Etat en a pris l’engagement, s’ouvre pour que, enfin, la presse ivoirienne occupe dans ce pays, le rang qui est le sien et cesse d’être le marchepied de quelques politiciens véreux et réfractaires à la critique, et qui considèrent que toute aide accordée à la presse est un gaspillage de l’argent public, cet argent public qu’ils n’hésitent pas eux-mêmes à distraire à des fins qui ne profitent d’aucune manière à l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens et à la grandeur de ce pays.
Le porte-parole du Gepci a demandé, sur l’aide publique de la presse, au Président Ouattara qui ne pourra pas être soupçonné d’acheter qui que ce soit - étant donné qu’il est à son deuxième et dernier mandat - de poser un acte dont l’histoire se souviendra. Le Président a très bien perçu la nuance en disant ne pas être opposé au débat sur la question. Il a dit être d’accord pour que la question fasse l’objet de débats au niveau du gouvernement et a déjà indiqué qu’accorder cette aide, ne lui posait aucun problème. Va-t-il rentrer dans l’histoire en tenant parole? Rien ne permet de douter de sa bonne foi; et la Côte d’Ivoire n’étant pas à un ou deux milliards près, on ne voit vraiment pas pourquoi il se laisserait déborder par des anti-émergences pour tuer ce débat dans des questions politiciennes.
Assalé Tiémoko a lancé le débat, et toute la presse ivoirienne devra le mener, le gouvernement ivoirien devra le mener, les députés ivoiriens devront le mener. La Côte d’Ivoire que le Président Ouattara veut émergente à l’horizon 2020 ne peut pas se permettre de faire l’économie de ce débat de fond.


« Excellence Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence;
Madame la ministre de la Communication, porte-parole adjointe du gouvernement;
Mesdames et Messieurs, membres du Cabinet du Président de la République,
Monsieur le président du Conseil national de la presse,
Monsieur le président du Conseil de gestion du Fonds de soutien et de développement de la presse,
Mesdames et Messieurs, chers confrères de la presse nationale et étrangère,
C'est un honneur pour moi de présenter à son Excellence Monsieur le Président de la République, tous les vœux les meilleurs pour cette nouvelle année, au nom du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire dont le président est en mission hors du pays. C’est un immense honneur parce qu’en nous adressant à vous, Monsieur le Président, nous savons que c'est à la Côte d'Ivoire entière que ces vœux sont adressés.
Le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire souhaite pour notre beau pays, tout d'abord, la Paix, ensuite un développement réel, des améliorations sensibles des conditions de vie des Ivoiriens les plus défavorisés, des installations sanitaires dignes de ce nom, une justice plus équitable… une lutte sans merci contre les enrichissements illicites, et, d’une manière plus générale, tous les bienfaits qu’une nation en voie d’émergence est en droit d’attendre.
Excellence Monsieur le Président, permettez-nous, puisqu’il s’agit du «Jour» de la Presse, aujourd’hui, de profiter de cette occasion pour attirer votre aimable attention sur notre corporation qui éprouve de très grandes difficultés. Chaque année, depuis près de cinq ans, dans cette salle, nous avons énuméré les difficultés qui sont les nôtres. Certaines périodes, chacun le sait, sont propices aux difficultés; Vous savez tout particulièrement que la gestion de l'actualité est parfois très délicate au sommet de l’Etat; Nous éprouvons également trop souvent, à notre niveau, ces difficultés récurrentes.
Excellence Monsieur le Président, l’année dernière, dans cette même salle, pendant votre allocution, vous avez dit, en vous adressant à nous, les animateurs du secteur de la presse, et je cite: «Pour 2015, votre rôle sera encore plus important. Les journalistes devront faire la démonstration de leur maturité démocratique (…) il faut que chacun de vous puisse aider la Côte d’Ivoire à l’union. L’émergence est à notre portée. Il faut que la croissance puisse profiter aux plus démunis…» Fin de citation.
Excellence Monsieur le Président, l’élection présidentielle d’octobre 2015 s’est déroulée dans une atmosphère si paisible que le monde entier en a été profondément et agréablement surpris. Mais devant cette situation qui constitue une grande victoire pour la Côte d’Ivoire, en comparaison à l’élection de 2010 et les suites dramatiques qu’elle a connues, il est important de souligner que la presse ivoirienne a joué un rôle qu’on lui a rarement connu depuis ce que l’on a appelé le printemps de 1990.
Excellence Monsieur le Président, vous avez demandé à la presse de démontrer sa maturité démocratique, Madame la Ministre de la Communication, notre solide courroie de transmission entre vous et nous, aussi, chaque fois qu’elle en a l’occasion, nous a lancé cet appel. Jamais, depuis son arrivée à la tête de ce ministère important, elle n’a cessé de nous rappeler nos droits, mais aussi et surtout nos devoirs. Et ces appels, Excellence Monsieur le Président, ont été entendus parce que la presse n’a pas monté, au cours de la dernière élection, les Ivoiriens les uns contre les autres, elle n’a pas publié des articles mensongers et incendiaires, elle n’a pas donné échos aux propos qui divisent sans raison les Ivoiriens. Pendant la campagne électorale et après le vote, la presse ivoirienne n’a donné aucune raison à quiconque de semer les germes de la discorde et de pousser les Ivoiriens à la haine et à l’affrontement. Tout cela n’a été possible que parce que, avec une grande responsabilité, les patrons de presse que nous sommes, avons décidé, toutes tendances éditoriales confondues, le 21 mai 2015, sous le regard de Madame la Ministre de la Communication, porte-parole adjointe du gouvernement, de signer une Charte de bonne conduite afin de mettre fin à un certain nombre de pratiques qui, trop longtemps, ont terni l’image d’une corporation qui est pourtant l’un des critères essentiels pour mesurer le degré de démocratisation d’un pays.
Dans la même mouvance, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire a organisé un séminaire de formation pour la couverture de la campagne électorale, pour plus de 100 correspondants régionaux. Et les résultats de cette initiative ont été observés sur le terrain. Nous pensons que cela n’a pas été suffisamment souligné lorsqu’il s’est agi d’énumérer les raisons qui entre autres choses, ont permis d’organiser une élection présidentielle dans une atmosphère si paisible.
Les entrepreneurs de presse n’ont pas accès à 70% de leur chiffre d’affaires…
Excellence Monsieur le Président, de ce qui précède, nous pouvons tirer une légitime fierté, mais cela n’a été possible que parce que, sous votre impulsion, le Fonds de soutien et de développement de la presse a énormément aidé les entreprises de presse avec une subvention à l’impression d’une durée de six mois, sauvant ainsi durant cette période, quasiment 45% de leur chiffre d’affaires; car la distribution et l’impression, à elles seules, dans ce pays, engloutissent plus de 70% du chiffre d’affaires des entreprises de presse. Quand on ajoute à cela les impôts divers et autres charges sociales (CNPS, Assurances, etc.), autant dire que c’est l’enfer au quotidien que nous vivons dans notre volonté d’informer les Ivoiriens.
Dans un tel environnement, comment les journalistes pourraient-ils être mieux payés et faire leur travail dans de meilleures conditions?
Excellence Monsieur le Président, si, en 2014, nous avons bénéficié d’une subvention à l’impression d’une valeur de plus de 800 millions de FCFA, ce qui a donné les résultats que nous savons tous et voudrons vous en remercier au passage, en 2015, la presse n’a bénéficié que d’une subvention à l’impression correspondant à trois demi mois, donc au final, à seulement un mois et demi. Une subvention d’une valeur d’à peine 120 millions de FCFA. De plus de 800 millions en 2014 à moins de 200 millions en 2015, voilà une dégringolade que nos plumes ont du mal à expliquer. Mais un «tiens valant mieux que deux tu l’auras», nous ne cesserons de vous dire merci Monsieur le Président, pour chaque acte que vous avez posé pour la presse depuis votre accession au sommet de l’Etat. Cependant, il y a un sujet dans ce pays qui mérite un petit éclairage. C’est celui sur l’aide publique à la presse. Nous voulons aujourd’hui, une fois pour toutes et avec votre permission Monsieur le Président, lever une équivoque.
«Un raisonnement intellectuellement limité et moralement inacceptable»
Dans notre pays, quand on évoque la question de l’aide publique à la presse, il y a beaucoup de personnes et non des moindres qui s’étonnent qu’on demande à l’Etat d’aider avec l’argent public, des entreprises privées. Pour ce qui concerne la presse, c’est un raisonnement qui est intellectuellement limité et moralement inacceptable. Parce qu’il conduit inexorablement à se poser de lancinantes questions: Comment peut-on construire une vraie démocratie et atteindre l’émergence sans une presse crédible et responsable ? Est-il simplement possible d’imaginer une société démocratique en paix sans une presse qui informe et informe bien les citoyens sur l’action des gouvernants et les dangers qui menacent la société? Le droit à une information de qualité et diversifiéé ne fait-il pas partie des droits fondamentaux d’un peuple dans un Etat qui se donne pour nom la «République»?
Excellence Monsieur le Président, les patrons de presse que nous sommes, savons ce que nous voulons pour la presse et ce que la presse peut apporter à ce pays sur la voie de son émergence.
La question est de savoir ce que nos dirigeants, depuis la naissance de ce pays, veulent pour la presse. Nous savons l’importance que vous accordez vous, Excellence Monsieur le Président, à la presse, et nul ne peut vous apprendre ce que représente la presse dans les grandes démocraties où vous avez longtemps vécu. Il suffit de voir comment vous traitez nos collaborateurs qui vous accompagnent dans vos tournées pour s’en convaincre.
Mais dans ces grandes démocraties où nous avons l’occasion, nous aussi, de temps en temps de nous rendre, les gouvernants ont défini une politique d’aide claire pour la presse en raison du rôle extrêmement important qu’elle joue dans l’éducation des citoyens aux valeurs démocratiques et à l’éveil des consciences des jeunes générations. La presse joue un rôle d’intérêt public au même titre, voire plus, que les partis politiques qui sont financés avec l’argent public sans que cela n’émeuve personne. Dans les grandes démocraties, l’aide publique à la presse fait partie de l’héritage républicain et occupe une place de choix dans les politiques des gouvernants.
En France, l’aide publique à la presse est passée de 300 milliards de FCFA en 2013 à 537 milliards en 2015.
Excellence Monsieur le Président, nous vous prions de faire de l’aide publique à la presse dans ce grand pays qu’est la Côte d’Ivoire, un héritage démocratique et républicain. L’histoire s’en souviendra.
Pour ne pas citer d’exemples, vu que nos pays n’ont pas les mêmes moyens, en France, l’aide publique directe et indirecte à la presse privée en 2015 s’est élevée à 820 millions d’euros, soit plus de 537 milliards de FCFA. Il ne s’agit pas de prêt. Il s’agit de l’aide publique à la presse, une pratique républicaine dont l’objectif est de permettre au citoyen d’avoir accès à une information plurielle et de bonne qualité. Pour ne pas citer d’exemples encore, dans ce même pays, la TVA pour la presse est fixée à seulement 2,1%. Et cela est sans compter avec les exonérations diverses sur la distribution, l’impression, la publicité, etc. Les résultats, nous le voyons tous et beaucoup parmi nos dirigeants africains en général, préfèrent accorder des interviews aux médias français qu’aux médias de leur pays. Parce qu’ils considèrent ces médias plus crédibles que ceux de leur propre pays.
«Des ministres préfèrent la presse des autres et méprisent la leur»
Dans ce pays nôtre, vous pouvez envoyer plusieurs messages à un ministre en vous présentant, il ne vous répondra pas. Mais si vous lui dites que vous essayez de le joindre de la part d’un journaliste français ou anglais, dans la seconde qui suit, il vous rappelle. Cette attitude se passe de commentaires…
Ici, lorsque vous évoquez la question de l’aide publique à la presse, certaines autorités vous répondent et je cite: « comment voulez-vous qu’on vous donne l’argent public pour nous insulter?» Ce raisonnement est parfaitement étonnant, surtout qu’il existe un régulateur qui est un organisme public créé justement pour empêcher les dérives et qui s’appelle le Conseil National de la Presse dirigé par un homme dont la rigueur et l’impartialité dans le traitement des journaux ne souffrent d’aucune contestation valable, en dépit des apparences.
Ce raisonnement, Excellence Monsieur le Président, n’est pas un raisonnement émergent. Qui n’a pas vu dans ce pays, les crimes que des citoyens désinformés jusqu’au délire, ont pu commettre au nom d’un idéal qui n’en était pas un réellement?
Excellence Monsieur le président, notre pays est un grand pays et votre ambition est de le hisser au même rang que les pays émergents. Mais est-il seulement possible d’atteindre cette émergence sans la participation d’une population bien informée par des journalistes bien formés qui ne désinforment pas, accablés qu’ils sont par la faim et qui tentent de tromper leur faim en trempant leur plume dans toutes les sauces?
«L’aide publique à la presse doit être institutionnalisée»
Depuis quelques temps, une réflexion sur la loi de 2004 sur la presse est engagée. Nous souhaitons que l’aide publique à la presse y soit inscrite comme un acte républicain, un gage de notre volonté de construire une nation avec des citoyens qui comprennent les enjeux de la mondialisation, du vivre ensemble et de la cohésion sociale. Ce ne sera pas de l’argent jeté par la fenêtre mais de l’argent pour entretenir notre démocratie et protéger notre stabilité.
Les résolutions des états généraux de la presse qui ont eu lieu il y a bientôt cinq ans vont sans doute connaître dans les jours à venir une mise en application, mais cela fait plus de dix ans que nous sollicitons une fiscalité spéciale pour ce secteur spécial qu’est la presse, sans suite, pour le moment. Mais nous ne désespérons pas.
Excellente Monsieur le Président, il suffit de jeter un coup d’œil sur les dernières statistiques de vente des journaux pour se rendre compte que la presse ivoirienne se meurt. Le distributeur qui a subi d’immenses pertes pendant la crise postélectorale n’arrive pas à se relever et la conséquence directe est que de nombreuses villes du pays sont privées de journaux, malgré la réunification du pays.
«Il faut une fiscalité spéciale pour la presse»
Nous faisons ce que nous pouvons, en tant que patrons, pour respecter autant que cela est possible, nos engagements vis à vis de nos employés, notamment dans l’application de la convention collective, pour faire face à nos charges fiscales, etc.
Nous savons que vous avez beaucoup fait pour la presse depuis votre accession au pouvoir. Mais tous ces efforts ne produiront pas l’effet escompté s’ils ne sont pas inscrits dans une politique durable que nul ne peut remettre en cause au gré de ses intérêts politiques après vous. L’émergence que vous voulez pour notre pays est une vision formidable à laquelle nous adhérons tous. Mais que signifient l’émergence et ses exigences pour des citoyens désinformés par une presse affamée?
Cette émergence ne pourra pas se faire avec une presse qui rame à contre courant de la politique gouvernementale en couvrant toutes sortes de vols, de corruption, de crimes contre le peuple, parce qu’elle doit mendier pour survivre. Aidez la presse à émerger et l’émergence à l’horizon 2020 aura des fondamentaux qui survivront après votre passage à la tête de l’Etat. Parce que la mémoire d’un Etat, la mémoire d’un peuple, ce sont les écrits et les écrits ne s’envolent pas comme les paroles.
Enfin, nous voulons profiter de cette occasion et nous finirons notre propos là-dessus, pour insister sur le fait que, sous votre gouvernance, Monsieur le Président, la critique constructive ou la dénonciation de diverses actions, parfois sous forme satyrique, est bien une réalité alors que dans un passé récent, pour ces mêmes écrits, les organes de presse vivaient avec la peur au ventre.
Soyez remercié, au nom de toute la presse, de cette liberté qui, quelquefois, nous permet d'écorcher certains de vos collaborateurs. Vous, mieux que d'autres, savez que c'est pour la bonne cause…
Excellence Monsieur le Président, la Presse compte sur Vous pour un avenir moins sombre.
Encore une fois: Nous vous souhaitons nos très bons vœux et une pleine réussite dans vos actions entreprises pour le bien de notre Côte d'Ivoire.
Je vous remercie.
Pour le Bureau Exécutif du GEPCI,
Assalé Tiémoko Antoine
Porte-parole.
IN "L'ELEPHANT DECHAINE" N°415.
25/01/2016
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Une du 30/06/2015
L'Edito
Avec la classe politique sans vision qui est celle de ce pays depuis la mort du premier président, les ivoiriens ont encore de beaux jours de souffrances devant eux.

Voilà pratiquement 21ans que cette classe politique infernale et totalement irresponsable a pris en otage tout un peuple sur le dos duquel elle goinfre sans tempérance et qu’elle maintient par une stratégie dont les fondements  échappent à tout esprit rationnel, dans les tréfonds  de la misère noire, affreuse. Quelle solution propose-t-elle pour lutter  contre le chômage endémique et notamment celui des jeunes ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle contre la corruption qui gangrène une administration publique désorganisée et inefficace ? Aucune !
Quelle solution propose-t-elle pour lutter contre la misère qui touche plus de la moitié de la population ? Aucune !

Depuis 21ans, c’est, chaque année, la même chose ! Les problèmes des ivoiriens sont relégués au sixième plan, pendant que les politiciens, regroupées au sein de gouvernement dits d’union nationale ou de réconciliation, s’engraissent sur la bête ! En remettant à demain la prise en compte des problèmes d’un peuple essoufflé et complètement désabusé.
Après huit année de crise militaro-politique, ils ont invités les ivoiriens à qui personne n’avait donné la parole pendant dix ans, à se rendre dans les urnes pour élire un nouveau président. Sous le prétexte que cette élection était la solution pour sortir de la crise pour que, enfin, leurs préoccupations soient prises en compte.
Sauf que pour récompenser le peuple de sa mobilisation, ils lui ont servi du plomb, du feu, des bombes et des armes.

Depuis un nouveau pouvoir s’est installé mais les vrai problèmes des ivoiriens sont toujours au sol des priorités. La gratuité des soins, projets parfaitement mal conçu et mal exécuté mais cependant annoncé en grandes pompes, à coûter cher aux malades dans les hôpitaux publics. On ne compte plus les victimes de cette politique…
Mais alors que les ivoiriens continuent  de mourir pour les ordonnances médicales de moins de 2000FCFA, la classe politique depuis, quelques années et sans doute à cause des échéances électorales qui s’annoncent a commencer à retrouver ses sensations.

Dans la presse déchainée
De Touré Mamadou (Rdr), dans (« Soir Info »,28/03/)
Blé Goudé n’a pas répondu aux questions essentielles du juge, mais c’est un personnage controversé. On est encore dans du théâtre. » Dommage que Touré Mamadou n’ait pas été à la place du juge !
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Le show Blé Goudé à la Une de (« Soir Info »,28/03/)
« J’ai été séquestré. J’ai fait 10 mois dans un violon. » Et après il a reçu le caleçon blanc ?
Caricature
Dernièrement à la une
Le P'tit livre d'Akissi Jeannette
Qu’est-ce que j’apprends? Le procureur de la République Adou Richard a libéré 50 pro-Gbagbo dont Affi, et dégelé 31 comptes bancaires sous réserve de l’apurement des dettes fiscales et bancaires? C’est une bonne nouvelle, n’est-ce pas? Mon tendre époux félicitera certainement Gnénéma Coulibaly pour avoir permis de libérer ces personnes dans le cadre du dialogue FPI-gouvernement. J’en connais toutefois des mauvaises langues, qui se baseront sur le fait qu’Affi N’guessan faisant partie du lot, c’était un nouveau deal. Un conseil aux irréductibles pro-Gbagbo, adoucissez le cœur de chouchou en restant calmes et disciplinés et on permettra à plus de prisonniers pro-Gbagbo de humer l’air frais de la liberté, tout en dégelant davantage de comptes! A bon entendeur…

Qui a dit que l’émergence de la Côte d’Ivoire ne sera pas pour bientôt, avec toute cette débauche d’énergie de la part de chouchou? Il vient encore une fois de faire démentir ces détracteurs en se rendant récemment au Maroc avec 150 chefs d’entreprises ivoiriens, pour le forum à Marrakech sur le thème: «Maroc-Côte d’Ivoire: une dynamique de co-émergence en marche»; à la suite duquel 26 accords entre la Côte d’ivoire et le Maroc ont été signés. Qui dit mieux? D’ailleurs ce séjour marocain était tellement riche en découvertes, que j’ai été subjuguée par le «Jardin Majorelle» de Marrakech que j’ai pu découvrir à l’invitation de son Altesse Lalla Salma. Quel bonheur de visiter un tel paradis qui porte la marque du célèbre couturier Yves Saint Laurent! Je vais proposer à mon tendre époux de penser à en ériger un semblable sur les bords de la lagune Ebrié…

Qu’est ce que j’apprends encore? Après la déconvenue de ses joueurs face au Syli national de Guinée, Hervé Renard a affirmé que s’il était journaliste il titrerait pour parler de ce match, de «tristesse»? Humm, ça, ce n’est pas bon signe! Surtout que mon indéboulonnable époux a tout fait pour qu’ils effectuent le déplacement à Malabo dans le cadre de cette CAN. Décidemment, nous n’avons qu’à croiser les doigts pour que les Eléphants ne ratent pas le match de demain face au Mali! Mais quel que soit le dégré de participation de cette équipe à cette CAN, je demanderai à chouchou à leur retour, d’effectuer une visite d’Etat au pays d’Angela Merkel avec Hervé Renard et toute sa bande, pour leur donner l’esprit de compétition et de victoire, en prélude à l’émergence qui ne aurait se faire sans notre équipe nationale!
La nouvelle secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie est connue. Et c’est une dame de nationalité canadienne. Son nom, Michaëlle Jean. Elle était d’ailleurs, la seule femme parmi les cinq prétendants au poste. Moi je lui fais confiance. Je sais qu’elle pourra rallier beauté et intelligence pour la pérennisation de la Francophonie. Je ne sais pas si vous avez suivi la cérémonie comme moi, mais je n’avais pas l’impression que le secrétaire sortant, Abdou Diouf, se réjouissait de prendre du repos. Ce n’est qu’une impression, j’ai dit.

Toujours à la cérémonie de la Francophonie, le président français François Hollande, dans ses habits de père de famille, n’a pas hésité à tancer ces dirigeants africains qui aiment à modifier leur constitution pour s’éterniser au pouvoir. A peine s’il ne se réjouissait pas du triste sort des présidents burkinabé et tunisien. J’imagine que cela n’a pas du tout fait plaisir à ceux qui se sont sentis directement visés par ses propos…Le doyen des dirigeants africains, Paul Biya, solennellement appelé au pupitre pour prononcer un discours, a dû rire jaune après… Il comptabilise tout de même 32 ans de gestion sans partage du pouvoir au Cameroun. Formidable, le peuple camerounais ! Ils aiment bien critiquer ce qui se passe chez Chouchou, mais le cas de Biya ne les préoccupe guère !

Qu’est ce que c’est que ces manifestations de protestation contre la suppression des sachets plastiques? Le gouvernement a suffisamment communiqué là-dessus, non? Et c’est pour une bonne cause, je crois. Même si cela va engendrer la suppression de milliers d’emplois, ce qui n’est pas fait pour aider Chouchou, je pense que le plus important pour mon époux et moi, c’est de protéger la santé et l’environnement des Ivoiriens…L’émergence, c’est aussi beaucoup de sacrifices…Philipe Légré devrait inscrire cela dans ses explications sur l’appel de Daoukro.
Zig-zag de l'Eléphant